Médecine.html

 
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Pédiatre examinant un bébé

La médecine (du latin medicus : qui guérit) est la science dont l'objet est à la fois l'étude du corps humain, de son fonctionnement normal (physiologie), ainsi que de la conservation de la santé (prophylaxie), des dysfonctionnements (pathologie) et enfin des divers moyens pour obtenir le rétablissement de la santé (thérapie).

Sommaire

modifier Histoire de la médecine

Icône de détail Article détaillé : Histoire de la médecine.

modifier Le processus médical

Les étapes de l'acte médical sont formée de :

  • L'étiologie est l'étude des causes de la maladie.
  • La pathogénie ou pathogenèse en est l'étude du mécanisme causal.
  • la physiopathologie est l'étude des modifications des grandes fonctions au cours des maladies.
  • La sémiologie en est l'étude de l'ensemble des signes apparents. Elle est apparentée à ce qu'on nomme la clinique, opposée à la para-clinique qui sont les résultats des examens complémentaires. Face à la complexité croissante des techniques d'imagerie, il s'est développé une sémiologie des examens complémentaires.
  • Le diagnostic est l'identification de la maladie.
  • Le diagnostic différentiel est la description des maladies comportant des signes proches et qui peuvent être confondues.
  • La thérapeutique est le traitement de la maladie.
  • Le pronostic est l'anticipation de l'évolution de celle-ci.
  • La psychologie du patient est un élément important de la réussite du processus médical. Comme le dit dès 1963 l'historien de la médecine Jean Starobinski, "une médecine vraiment complète ne se borne pas à cet aspect technique; s'il accomplit pleinement son métier, le médecin établit avec son patient une relation qui satisfera les besoins affectifs de ce dernier. L'acte médical comporte donc un double aspect: d'une part les problèmes du corps et de la maladie font l'objet d'une connaissance qui n'est pas différente de celle que nous prenons du reste de la nature - et l'organisme du patient est alors considéré comme une "chose" vivante capable de réagir conformément à des lois générales; d'autre part, le rapport thérapeutique s'établit entre deux personnes, dans le contexte d'une histoire personnelle - et la médecine devient alors cette fois un art du dialogue, où le patient s'offre comme un interlocuteur et comme une conscience alarmée 1

modifier Les branches de la médecine

La médecine se trouve à la jonction de la science et de la technique. Comme l'explique l'historien de la médecine Jean Starobinski, La médecine actuelle est cette science appliquée par laquelle nous agissons, directement ou indirectement, sur les processus qui se déroulent dans le corps humain. Elle est un savoir transformé en pouvoir. La médecine théorique (biophysique, biochimie, physiologie, physiopathologie, microbiologie, pharmacologie, etc.) établit les bases expérimentales et rationnelles d'une technique dont l'application est confiée au "praticien". 2

modifier Sciences fondamentales

modifier Spécialités médicales et compétences

modifier Par pratique

Voir aussi article Médecin.

modifier Par type de patient

modifier Par organes

modifier Par affections

modifier Les types de chirurgie

modifier Divers

modifier Délimitations

La délimitation de ce qui est médecine et de ce qui ne l'est pas est source de débat.

Les innovations majeures apportées par la médecine occidentale à partir du XIXe siècle (anesthésie et asepsie puis vaccination et antibiotiques au XIXe siècle), ses succès, ainsi que sa diffusion à travers le monde par le biais notamment de la colonisation par l'Occident vont inciter à poser, dans la première moitié du XXe siècle, la médecine scientifique occidentale comme modèle de médecine unique au niveau mondial[réf. nécessaire]. L'établissement d'une médecine internationale conventionnelle explique l'usage de l'expression encore utilisée de « médecine non-conventionnelle » pour désigner les autres médecines.

Ce qui implique le rejet par les institutions hors de la définition de la médecine des médecines occidentales anciennes, notamment la médecine médiévale traitée d'obscurantiste, et des médecines traditionnelles non occidentales, y compris la plus structurée d'entre toutes, la médecine chinoise[réf. nécessaire].

Cependant, à la fin du XXe siècle, certaines limites rencontrées par la médecine "moderne" (résistance aux antibiotiques à la suite d'usages abusifs, effets secondaires chimiques, échec face à certains virus, etc.) ont amené à reconsidérer la place de médecines alternatives[réf. nécessaire].

Ce revirement s'est traduit par le développement en Occident, à échelle réduite face à la médecine scientifique moderne, de médecines alternatives, "douces", traditionnelles ou étrangères, telles que l'homéopathie, la phytothérapie, l'acupuncture, etc.

De même, toujours à la fin du XXe siècle, notamment sous l'effet de la mondialisation, les médecines traditionnelles ou non occidentales, ont vu leur place reconnue au sein de la médecine mondiale : en 2002, l'Organisation mondiale de la Santé a ainsi mis en place sa première stratégie globale en matière de médecine traditionnelle3.

Certains chercheurs réhabilitent de même certains aspects de la médecine médiévale occidentale. Ainsi l'historien de la médecine Roger Dachez qui met en valeur l'aspect préventif et la vision globale qu'avait de la médecine le Moyen Age4.

modifier Bilan : succès, échec et limites de la médecine

modifier Les grands succès

Les succès de la médecine, particulièrement de la médecine occidentale depuis le XIXe siècle, se mesure notamment par :

modifier Les échecs et les limites

Les soins médicaux sont des actes sur la personne humaine qui peuvent avoir également des conséquences négatives.

  • Certains sont des effets indésirables liés au traitement, les « effets secondaires ».
  • D'autres résultent de maladresse, d'erreur médicale, de défauts d'organisation, de prise excessive de médicaments ou d'un mauvais traitement. Un touble ou d’une maladie est dite iatrogène lorsqu'elle est provoquée par un acte médical ou par les médicaments, même en l’absence d’erreur du médecin, du soignant du pharmacien ou tout autre personne intervenant dans le soin.

On estime qu'en France, 4 % des hospitalisations sont consécutives à des soins, et que 40 % de ces cas seraient évitables [2]. Ces problèmes comprennent les maladies nosocomiales dont les plus fréquentes sont les infections nosocomiales.

modifier Médecine et société

modifier Médecine et ethique

Voir aussi :

modifier La médecine, une institution

modifier Institutions

modifier Professions médicales et paramédicales

modifier Les Études Médicales et paramédicales

modifier Autres médecines

modifier Notes et références

  1. Jean Starobinski : Histoire de la médecine, Ed.: Rencontre-ENI, 1963
  2. Jean Starobinski : Histoire de la médecine, Ed.: Rencontre-ENI, 1963
  3. Stratégie de l'OMS en médecines traditionnelles en 2003.
  4. Roger Dachez (professeurs d’histoire de la médecine à Paris-VII, pdt de l’Institut Alfred-Fournier), Une vision médiévale de la santé : le regimen sanitatis, in Revue des Deux Mondes, Mai 2005.

modifier Voir aussi

modifier Bibliographie sommaire

  • Axel Kahn & Lecourt (Dominique), 2004: Bioéthique et liberté, Paris, PUF/Quadrige.
  • Lecourt (Dominique) (dir.), 1999: Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences, Paris, 4e réed. «Quadrige»/PUF, 2006.
  • Dominique Lecourt (dir.), 2004: Dictionnaire de la pensée médicale, Paris, réed. PUF/Quadrige, 2004. ISBN 2130539602

modifier Liens externes

La Wikiversité possède des cours sur « Faculté:Médecine ».

modifier Articles connexes

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