|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
Cette liste de langues régionales de France est établie principalement sur la base du rapport au Gouvernement d'avril 1999 du professeur Bernard Cerquiglini, préparé en voie d'une ratification éventuelle de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires : elle contient les langues régionales de la France métropolitaine et des DOM-TOM. Les dialectes du français ne sont pas considérés comme des langues régionales. Les langues régionales de France sont reconnues depuis 2008 dans la constitution comme appartenant au patrimoine de la France1. Le terme « dialecte » ne s'oppose pas à celui de « langue », il désigne l'une des variétés d'une langue donnée. Si certains linguistes n'attachent que peu d'importance à cette distinction (Henriette Walter affirme qu'« il n'y a aucune hiérarchie de valeur à établir entre langue, dialecte et patois »2), tous refusent soit d'utiliser le terme « patois », soit d'y associer l'aspect péjoratif qu'il a acquis en français. modifier Langues de France métropolitainemodifier Langues et parlers germaniquesmodifier Rattachés au haut-allemandmodifier Rattachées au moyen-allemand [1]
Avec le francique ripuaire, présent en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, ces parlers, moins vivaces désormais en Lorraine thioise qu'en Sarre ou Rhénanie-Palatinat, constituent le continuum moyen-francique. modifier Rattachés à l'allemand supérieur [2]
modifier Langue mixte à base germaniqueLa communauté yéniche d'Alsace use comme celles d'Allemagne (Bade-Wurtemberg, Bavière, Rhénanie-Palatinat, Rhénanie-du-Nord-Westphalie), d'Autriche et de Suisse d'un idiome intégrant à une base alémanique un important thésaurus extérieur emprunté tant à l'hébreu, qu'au sociolecte rotwelsch ou aux langues roms (principalement le sinti). Des influences celtiques, yiddish occidentales, romanes ou slaves imprègnent aussi cette langue à codes.
modifier Rattachés au bas-allemand
Le flamand occidental est parlé en France dans un territoire compris entre la Lys (rivière) et la Mer du Nord, c'est-à-dire entre Bailleul et Dunkerque. On qualifie aussi cette petite région de Westhoek ou de Flandre Maritime. Du point de vue administratif, la Flandre flamandophone correspond à l'arrondissement de Dunkerque. modifier Branche celtique brittoniquemodifier BretonActuellement, environ 260 000 personnes parlent le breton. Il est courant de distinguer quatre couleurs dialectales différentes (cf carte -ouvrir le lien "langue bretonne-) :
Une approche plus sérieuse découpe la langue en 2 zones : - le KLT (cornouaillais de l'ouest, cornouaillais du centre bretagne, léonais et trégorois), parlé traditionnellement dans le Finistère et l'ouest des Côtes d'Armor - . - le Vannetais (vannetais de l'ouest, vannetais de l'est), parlé traditionnellement à l'ouest du Morbihan; celui parlé à l'extrême ouest de la Loire Atlantique a aujourd'hui pratiquement disparu. Notons qu'il n'y a aujourd'hui plus de breton monolingue. En effet , la politique d'uniformisation linguistique menée par le gouvernement français durant le xx° siècle a été mené à terme. modifier Langues et parlers neo-latins (romans) [5]modifier Famille gallo-romanemodifier Francoprovençal / ArpitanNota : La dénomination "Francoprovençal" est, en raison de son ancienne conventionalité, majoritaire parmi les linguistes ; cependant, nombre de militants et/ou de pratiquants considérant ce terme dépréciatif (ou confusionniste), lui préfèrent l'appellation d'Arpitan. modifier Langue d'oïl
modifier Famille occitano-catalaneEncore appelée occitano-romane. modifier CatalanLe catalan est parlé en France dans le département des Pyrénées-Orientales à l'exception de Fenouillèdes où l'occitan est pratiqué. Cette aire de diffusion correspond à l'ancienne province du Roussillon rattachée à la France en 1659 suite au traité des Pyrénées et antérieurement possession de la couronne d'Aragon au sein du royaume d'Espagne. Cette zone est aussi appelée Catalogne Nord dans certains milieux catalanophones. Alors qu'en Espagne la pratique du catalan s'est maintenue à un niveau assez important, elle a connu en France un recul progressif à partir de 1700, date à laquelle Louis XIV en interdit son usage dans l'espace public. Une étude datant de 1997 rapporte que 55% de la population de la zone catalanophone comprend le catalan, 39% sait le lire et 34% le parler. Selon une autre enquête de 1993, la proportion de locuteurs augmente dans les villages - atteignant 70% de la population - mais reste de 40% dans la capitale départementale, Perpignan3. Le catalan reste très peu enseigné dans le département; on constate néanmoins le développement d'un réseau d'écoles pratiquant l'immersion linguistique dans cette langue, la Bressola. Les habitants des Pyrénées-Orientales ont aussi accès aux radios et télévisions catalanes qui émettent depuis la Généralité de Catalogne3. modifier OccitanL’occitan ou langue d’oc est une langue romane parlée dans la moitié sud de la France, dans le Piémont (Italie), en Catalogne (Espagne) et à Monaco. Au Moyen Âge, l'occitan, a incontestablement été une grande langue de civilisation et le moyen d'expression d'une communauté humaine originale et d'une culture importante. Elle fut à la fois une langue littéraire (la lyrique des troubadours), et véhiculaire (langue juridique et administrative qui restera solide jusqu'au XVe siècle). L'occitan dispose d'une grande production culturelle et d'une littérature prestigieuse4, anciennes et vivaces à la fois. C'était la langue de la civilisation des troubadours et de l'amour courtois qui s'est propagée en Europe. C'est pourquoi cette langue est étudiée dans des universités du monde entier. L’occitan présente une richesse certaine (vocabulaire, expressivité, capacité d’évolution), mais aussi une grande variabilité (diversité dialectale et accentuations) qui n'empêche pas la compréhension entre les locuteurs des différents dialectes. Le nombre de ses locuteurs actuels fait l'objet de controverses, on estime qu'en France 6 à 7 millions de personnes sont plus ou moins bilingues. L'occitan ou langue d'oc est composé des dialectes suivants:
Le catalan et l'occitan sont considérés par certaines écoles comme partie d'une branche ibéro-romane comprenant également l'espagnol, l'asturien, l'aragonais, le portugais, la fala et le galicien et non d'un occitano-catalan transitionnel avec le gallo-roman. modifier Famille gallo-italiqueLes idiomes gallo-italiques, transitionnels entre l'italo-roman et le gallo-roman se situent principalement en Italie septentrionale. En France s'y rattachent le Royasque, Ligurien alpin, appelé parfois génois alpin ou Zeneise. De fait, dans les Alpes-Maritimes 5 communes de la haute vallée de la Roya : Breil-sur-Roya, Fontan, Saorge, La Brigue et Tende présentent pour les linguistes Pierre Bec et Jean-Philippe Dalbera des parlers aux traits majoritairement liguriens quoique restant intermédiaires avec l'occitan image:Valli occitane. Ils sont dits ligurien alpin et attestent une variante intérieure proche du génois (ou ligure côtier) du XVIe siècle. De par leurs situations, elles communiquent directement avec la basse vallée de la Roya italienne ainsi qu'avec Vintimille, sa principale métropole (dont le ligure est dit intémélien). La frontière linguistique est relativement étanche avec les villages occitans maralpins (parlers appelés aussi vivaro-alpins ou gavots maritimes) limitrophes à l'ouest de Moulinet, Sospel, Castillon et Castellar. En revanche, les 2 villes suivantes : Menton et Roquebrune-Cap Martin ont un parler majoritairement de type vivaro-alpin maritime avec une légère "coloration" ligurienne par la présence de quelques mots liguriens. Par ailleurs, il a existé des isolats figoun : Monaco (13-14ème, Malizia Grimaldi s'empare du château de Monaco) et ceux disparus de Biot, Vallauris, Mons et Escragnoles (17ème). [8]. dus à des repeuplements liguriens, ces villages étant dévastés par les guerres de religion et la peste.
Pour Werner Forner, la Roya est ligurienne et il en de même pour le sud du pays mentonnais qui serait devenu occitan plus tard que les communes voisines.
modifier Famille indo-iraniennemodifier Langue indique
modifier BasqueLe basque ou euskara est la seule langue (ou selon certains linguistes, ensemble de langues) non indo-européenne présente traditionnellement sur le territoire métropolitain, le basque est un isolat constituant une famille en soi (cf carte). En France, on retrouve les formes suivantes :
Le basque unifié sert de base à la langue écrite d'aujourd'hui et est la forme enseignée dans les écoles (notamment en Ikastola). modifier Langues de Corsemodifier Famille italo-romanemodifier Corse
Le suttanacciu se prolonge jusqu'en Sardaigne par le gallurais, parler proche de la variante méridionale dite "sartenaise" (laquelle est parlée presque à l'identique sur les îles de la Maddalena), du fait de migrations successives des corses dans l'île, du XVIIIe siècle au XVIIIe siècle. Au nord-ouest de la Sardaigne, le sassarais, également classé certaines fois "corso-sarde", étant réputé une langue individuelle et un diasystème transitionnel entre le toscan/corse et le sarde (logoudorais central). Sa naissance se situe bien-avant au XIIe siècle, en tant que dialecte mercantile entre les différentes peuples de la nouvelle ville de Sassari (notamment sardes, corses, génois et pisans, après catalans et espagnols). Il a eu une évolution autonome du corse et du gallurais. modifier Famille gallo-italiquemodifier Bonifacien
modifier Calvais
modifier Famille hellénique
modifier Langues d'Outre-Mermodifier Créoles caraïbes et réunionnaismodifier Créoles à base lexicale françaisemodifier créoles bushinenge de Guyane (à base lexicale anglo-portugaise)modifier Anglais saint-martinoisIl s'agit d'un créole à base lexicale anglaise dont l'usage est largement majoritaire sur les zones d'administration française et néerlandaise. À l'écrit, l'anglais est, comme dans la partie néerlandaise, utilisé préférentiellement [10]. Le français garde une forte importance administrative dans ce petit territoire longtemps rattaché à la Guadeloupe où l'espagnol créolisé, le néerlandais et le papiamento sont également courants. Devenue en juillet 2007, à l'instar de Saint-Barthélemy, collectivité d'outre-mer, Saint-Martin n'a, en raison de l'opposition du parlement estimant l'anglais local (patois) manifestement langue étrangère, nullement acquiescé à la demande du conseil municipal de l'établir en "langue régionale" [11]. modifier Langues amérindiennes
modifier Langue du groupe Hmong-Mienmodifier Langues kanakmodifier Langues polynésiennes de Polynésie française
modifier Langues polynésiennes de Wallis et Futunamodifier Langues de Mayottemodifier Histoire des langues régionales de Francemodifier Traductions du "Notre Père" en diverses langues régionalesNotre Père (en berrichon) Nouestre Pere,
Notre Père (en breton) Hon Tad
Notre Père (en chtimi)
Notre Père (en basque)
Notre Père (en corse)
modifier Notes et références
modifier Bibliographie
Jean-William Lapierre. Le pouvoir politique et les langues. PUF, 1988, 300 pages Claude Hagège. Halte à la mort des langues. Editions Odile Jacob, poche, 2002, 384 pages modifier Liens internes
modifier Liens externes
Wikipédias des langues régionales de FranceProjets cousins de langues non encore "wikifiées" ou en représentant l'expression écrite traditionnelle |
|||||||||||||||||||||||||||||||||
| All Right Reserved © 2007, Designed by Stylish Blog. |