Une haie est une association d'arbustes ou d'arbres généralement plantés et entretenus pour former une clôture. Les haies sont usuellement disposées en limites de parcelle pour assurer la séparation des propriétés ou la protection contre l'intrusion.
Dans le paysage rural de bocage, composé de pâtures encloses de haies, elles assurent diverses fonctions (frontière, rétention/infiltration des eaux de ruissellement, source de bois-énergie ou de construction, de baies et fruits... protection microclimatique contre les chaleurs excessives ou le vent avec les haies brise-vent. On leur reconnait aujourd'hui aussi un rôle d'abri pour de nombreux auxiliaires de l'agriculture et de corridor biologique
En France, dans la région du charolais, les haies qui délimitent les champs et prés sont appelées des « trasses », le terme de « bouchure » est également utilisé en Allier et en Saône-et-Loire.
La haie végétale est moins répandue dans les régions aux sols pauvres et acides et/ou fortement soumises aux embruns et vents littoraux, là où toute végétation ligneuse élevée a du mal à se développer. Elle y est alors remplacée par des murets ou des haies murées.
- La haie naturelle est constituée d'espèces et essences locales et variées, à la différence des plantations artificielles et uniformes de thuyas, de lauriers ou de troènes, plus sensibles aux maladies et aux sécheresses, et presque désertées par la faune.
- La haie vive est une haie large et touffue où les arbres ne sont pas taillés (à la différence de la « haie basse »)
- L'émondage est une des techniques traditionnelles d'entretien des haies. En taillant de manière répétée (tous les 7 ans par exemple) un arbre bas, il permettait d'entretenir de très vieux arbres têtards produisant des piquets, des perches ou du fourrage. Avec l'élagage drastique et répété des troncs verticaux et hauts, il produisait (par exemple dans le bocage breton ou normand) de grands troncs solides qui servaient autrefois à faire des poutres.
Le mot haie désignait originellement non une structure boisée linéaire mais des massifs forestiers. Il vient du gaulois où il avait une forme voisine de caïo, cagio, cagium (HÜFFEL, 1933); il a pour racine un étymon indo-européen, Kaghis, qui a également donné le mot cage (HIGOUNET, 1980). Il fut employé sous sa forme Cagio jusqu’au Xe siècle au moins.
De nombreux toponymes forestiers utilisent ce terme, où il désigne bien la forêt.
En France, la plus célèbre est la forêt de Haye, qui couronne Nancy. Moins connue, la forêt de Front de Haye, où se déroulèrent des combats au cours du premier conflit mondial. Au nord d'Avesnes-sur-Helpe, une forêt linéaire formant un arc de cercle (autrefois un cercle complet, avec une extension vers l'est) est la Haie d'Avesnes. Toute la Thiérache était constellée de haies, dont certaines existent encore : la haie de Fourmies, qui est de forme massive et non linéaire (ce mot désigne donc bien une forêt); les haies de Cartignies, d’Aubenton et Rumigny, de Bohain et Beaurevois, d’Hargnies ou de Gommegnies. Une structure comparable a existé en Champagne, la Haie de Nangis. Ces forêts linéaires, selon certains auteurs, auraient eu un rôle défensif, à l'instar des « zassieka » (voir à ce sujet : ru:Засечная черта) qui protégeaient l'État de Moscou des attaques de cavalerie notamment entre les XVIe et XVIIIe siècles.
Les haies ont été introduites en Europe et France dès le Moyen Âge. Elles ont permis aux paysans de se réapproprier des zones boisées alors que les seigneurs avaient confisqué l'accès aux forêts. Les haies fournissaient le bois de chauffage, indispensable à la cuisine, ainsi qu'un complément appréciable d'alimentation grâce aux fruits et aux petits animaux qu'elles abritaient.
On les retrouve plus fréquemment à partir du XVIe et du XVIIe siècles. On les utilisait alors pour clore son terrain et délimiter sa propriété mais également pour empêcher les autres paysans de venir faire paître leurs troupeaux. Des modes de taille et d'entretien comme le plessage renforçaient leur caractère infranchissable.
À cette époque, au gré du développement des villages, la mise en place de haies s’est progressivement intensifiée pour donner la tradition bocagère qui a façonné le paysage rural jusqu'à la révolution industrielle.
À la fin du XVIIIe siècle, l'académie française1 définit la haie comme une « Clôture faite d'épines, de ronces, de sureau, &c. ou seulement de branchages entrelacés », en précisant qu'appelle « Haie vive, Une haie d'épines, ou d'autres plantes de même espèce qui ont pris racine ». En 1798, les académiciens ajoutent qu'on appelle « Haie morte ou sèche, Celle qui est faite d'épines ou d'autres bois morts entrelacés. »
Le bocage et les haies sont un patrimoine semi-naturel en nette régression depuis le 19ème siècle, hormis concernant les petites haies de clôtures de l'habitat périurbain. Les remembrement ont causé la perte de dizaines de milliers de kilomètres de haies (45 000 km de haies ont disparu de 1975 à 1987 en France selon l'IFEN, alors qu'environ 2000 km ont été replantées dans les années 1990-2000). Dans ce pays, diverses aides existent pour la plantation de haies, et parfois pour la restauration de véritables corridors boisés dans le cadre de la trame verte promue par les régions ou le grenelle de l'environnement2.
Exemple de bocage mêlant haies vives et basses, champs et prairies, d'un grand intérêt paysager et écologique.
Haies de type néobocage, protégeant des champs de l'érosion et du vent (Nord Dakota, 1997, USA). Pauvre en biodiversité parce que presque monospécifique, d'une même classe d'âge et soumise aux apports de pesticides, cette haie sera néanmoins une source importante de bois, et éventuellement de BRF, dans un système dit d' agro-sylviculture.
Ce néobocage est moins géométrique, mais monospécifique (une seule espèce) et reste très artificiel ( Açores, Portugal)
La haie et le bocage, et notamment les réseaux de haies vives constituées d'espèces autochtones adaptées aux sations présentent de nombreux intérêts pour les cultures et plus généralement sur l’environnement. Les agriculteurs appréciaient autrefois leurs capacité à délimiter les parcelles, en fournissant du bois d'œuvre et de chauffage et des perches, tout en protégeant les cultures du vent (fonction brise-vent) et de l'érosion, en abritant le bétail et en servant de refuge à de nombreuses espèces utiles comme auxiliaires de l'agriculture.
modifier Régulation climatique
La haie joue un rôle de régulateur microclimatique : en été, elle offre de l’ombre, et son évapotranspiration augmente la sensation de fraîcheur et la formation plus durable de rosée. La nuit et en hiver, elle offre une protection contre les vents froids.
Le potager, le jardin ou la maison sont protégés des coups de vents violents. La modération micro-climatique peut être de +/- 5°C à l'abri d'une haie vive et suffisamment dense mais non étanche au vent. Derrière un « mur végétal » composé par exemple de conifères exotiques densément plantés (thuyas, cyprès…), le vent se heurte à l’obstacle et l’impression de froid peut augmenter à cause des turbulences plus importantes. Ces haies sont par ailleurs plus sensibles aux tempêtes. Du printemps à l'automne, en climat tempéré, la haie naturelle a un effet tampon, capte la chaleur pour la restituer progressivement
modifier Régulation hydraulique et protection des sols
En favorisant l’infiltration de l’eau le long de ses raines qui décolmatent a aèrent les sols, la haie contribue à améliorer l’alimentation des nappes phréatiques et à limiter à la fois les risques et effets des phénomènes de sécheresses/inondations. De plus, elle ralentit fortement l’érosion éolienne ou hydrique (ruissellement) des sols.
Dans le contexte actuel de forte réduction de la biodiversité, la haie contribue à préserver ce qui peut encore l’être, notamment grâce à ses fonctions de remaillage des écosystèmes soumis à une fragmentation croissante. Les réseaux de haies vives forment des corridors écologiques permettant de relier des sites boisés ou systèmes de lisières ou clairières utiles ou nécessaires au déroulement des cycles biologiques de la faune : sites de nourrissage, de repos, d’hibernation, de reproduction, etc. De plus, les haies plantées en privilégiant les espèces locales et génétiquement diversifiées participent à la conservation de la diversité génétique. En outre, la biodiversité nécessitant une certaine complexité des écosystèmes, la haie, en créant des zones à l’ombre ou au soleil, plus sèches ou plus humides ou fraîches, aux sols moins colmatés, etc. offre à un grand nombre d’espèces le minimum de complexité écopaysagère nécessaire à leur survie. Pour augmenter encore le potentiel écologique de la haie, on peut y introduire et/ou conserver des arbres sénescents, têtards et du bois mort afin d’offrir aux insectes xylophages la nourriture et l'habitat dont ils ont besoin et aux oiseaux et mammifères cavernicoles les abris et la nourriture qui leurs sont vitaux.
modifier Protection visuelle et de l'intimité
Une haie bien fournie peut être très efficace pour préserver une propriété du regard des voisins, ou de la vue d'une route ou d'un paysage peu intéressant.
modifier Préservation du paysage bocager
Le paysage bocager est de plus en plus menacé. Les haies représentent, au regard d’une politique productiviste, une surface agricole non exploitée. Il est donc fréquent qu’elles soient rasées sans autre forme de procès. En replantant les haies, et en tentant de recréer un réseau, on contribue efficacement au maintien de ce paysage traditionnel des campagnes.
modifier Valorisation du paysage
Une haie bien pensée confère au terrain un potentiel esthétique non négligeable. En plantant des arbres à fleurs ou à baies, on peut apprécier, à chaque saison, une nouvelle palette de couleur. De plus, certaines espèces sont particulièrement odorantes, le chèvrefeuille par exemple, donnera une touche agréablement parfumée à la haie.
modifier Productions utiles à l’Homme
Les haies apportent des fruits et des baies (noisettes, prunelles, mûres…), elles sont également source de plantes médicinales. Les produits de la taille offrent du bois de chauffage et les résidus peuvent être compostés.
modifier Conception d'une haie
modifier Grands types de haies
On classe généralement les haies en quatre grandes familles :
Haie taillée en Allemagne
La haie taillée sur les trois côtés est une association d'arbustes à feuilles caduques ou persistantes, adaptés à la taille sévère en « mur végétal ». Elle sert traditionnellement de clôture. Sa hauteur est généralement comprise entre 1 m et 1,5 m. Elle pourra toutefois être plus haute, pour accueillir plus d'animaux et offrir une meilleure protection.
- La haie libre ou haie vive
La haie libre associe des arbustes à feuilles caduques ou persistantes. Elle est généralement composée de 4 à 8 espèces, choisies pour leur floraison, leur fructification ou leur feuillage automnal décoratif. La taille permet d’équilibrer les différents végétaux entre eux et de limiter un développement excessif.
La haie brise-vent est une haie haute de plus de trois mètres. Elle est efficace pour protéger les cultures en augmentant la productivité d'une parcelle dans les premiers mètres après la haie. Ces haies présentent de nombreux intérêts pour les cultures en abritant aussi des auxiliaires de l'agriculture3.
La bande arbustive est une haie d'au moins deux mètres de large composée d'arbres et d'arbustes en mélange. C'est en fait un petit bois allongé, idéal pour le fond des grands jardins. Sa hauteur varie de 6 à 20 mètres.
La haie fruitière4 est une haie qui alie plusieurs avantages : brise vent, délimitation, production fruitière. Sa hauteur avoisine 2 à 5 mètres.
À ces cinq types de haies, on peut ajouter d’autres arrangements végétaux comme les bandes boisées, les bosquets ou les allées boisées, qui se rapprochent plus du boisement que de la haie.
modifier Le choix des essences
Le choix des essences sera déterminé par un grand nombre de facteurs, parmi lesquels on peut citer la composition du sol, l’exposition du terrain, l’espace disponible, ou encore la forme, le style ou le but recherché. Un grand terrain permettra de planter la haie sur deux rangs en quinconce, pour offrir aux animaux plus d'espace. Il est important d'utiliser des espèces indigènes en mélange et de les alterner tous les trois ou quatre pieds. On peut mélanger les espèces à feuilles caduques, persistantes et celles au feuillage marcescent. En effet, les arbres persistants resteront verts toute l'année, alors que les arbres à feuilles caduques perdent leurs feuilles en hiver, mais prennent des teintes très variés en fonction des saisons. Les arbres à feuillage marcescent ont leurs feuilles qui flétrissent pendant l'hiver mais sans tomber.
Les tableaux ci-dessous donnent quelques exemples des espèces indigènes que l'on peut planter en France, et plus généralement en Europe occidentale. Pour les espèces indigènes au Canada, voir le site d'Evergreen
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Type de sol |
Type de milieu |
Caractéristique |
Commentaires |
Aubépines
Crataegus laevigata
et Crataegus monogyna |
Tous sol |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies rouges en automne-hiver
fleurs blanches |
Bourdaine
Frangula alnus |
Sol humide, acide |
Plaine |
Caduc |
Baies rouges toute l'année
fleurs jaunes |
Buis
Buxus sempervirens |
Sol sec, calcaire |
Montagne et plaine |
Persistant |
fleurs jaunes |
Charme commun
Carpinus betulus |
Tous sol |
Plaine |
Marcescent |
|
Chèvrefeuille des bois
Lonicera periclymenum |
Sol sec, humide |
Plaine |
Caduc |
Baies rouges en automne-hiver
fleurs blanches, grimpant |
Cornouiller sanguin
Cornus sanguinea |
Sol humide, calcaire |
Montagne et plaines |
Caduc |
Baies noires en automne-hiver
fleurs blanches |
Cotinus
Cotinus coggygria |
Sol sec, calcaire |
Plaine |
Caduc |
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Érable champêtre
Acer campestre |
Sol sec, humide, calcaire |
Montagne et plaine |
Caduc |
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Fragon petit houx
Ruscus aculeatus |
Tous sol |
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Persistant |
Baies en automne-hiver |
Genêt à balais
Cytius scoparius |
Sol sec, acide |
Montagne et plaine |
Persistant |
fleurs jaunes |
Houx vert
Ilex aquifolium |
Sol sec, humide, acide |
Montagne et plaine |
Persistant |
Baies rouges en automne-hiver |
Nerprun alaterne
Rhamnus alaternus |
Sol sec, calcaire |
Plaine |
Persistant |
Baies noires en automne-hiver |
Nerprun purgatif
Rhamnus cathartica |
Sol sec, humide, calcaire |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies noires en automne-hiver
fleurs blanches |
Noisetier ou Coudrier
Corylus avellana |
Sol humide, calcaire |
Montagne et plaine |
Caduc |
Graines en automne-hiver |
Prunellier
Prunus spinosa |
Tous sol |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies noires en automne-hiver
fleurs blanches |
Troène commun
Ligustrum vulgare |
Tous sol |
Plaine |
Persistant |
fleurs blanches |
|
Type de sol |
Type de milieu |
Caractéristique |
Commentaires |
Amélanchier
Amelanchier ovalis |
Sol sec, calcaire |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies rouges en été
fleurs blanches |
Argousier
Hippophae rhamnoïdes |
Sol sec, calcaire |
Plaine |
Caduc |
Baies oranges toute l'année |
Chèvrefeuille des haies
ou Camérisier à balais
Lonicera xylosteum |
Sol sec, calcaire |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies rouges en été
fleurs blanches |
Cerisier de Sainte Lucie
Prunus mahaleb |
Sol sec, calcaire |
Plaine |
Caduc |
Baies noires en été
fleurs blanches |
Cornouiller mâle
Cornus mas |
Sol sec, calcaire |
Plaine |
Caduc |
Baies rouges en été
fleurs jaunes |
Épine-vinette
Berberis vulgaris |
Sol sec, calcaire |
Montagne et plaines |
Caduc |
Baies rouges en automne-hiver |
Érable de Montpellier
Acer monspessulanum |
Sol sec |
Plaine |
Caduc |
Graines en automne-hiver |
Fusain d'Europe
Euonymus europaeus |
Sol sec, calcaire |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies rouges en automne-hiver
fleurs blanches |
Groseillier des Alpes
Ribes alpinum |
Sol sec, humide |
Montagne |
Caduc |
Baies rouge en été |
Néflier
Mespilus germanica |
Sol sec |
Plaine |
Caduc |
Baies en automne-hiver
fleurs blanches |
Poirier sauvage
Pyrus pyraster |
Sol sec |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies en été |
Pommier sauvage
Malus sylvestris |
Sol humide |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies en automne-hiver |
Sureau noir
Sambucus nigra |
Sol humide, calcaire |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies noires en été
fleurs blanches |
Les sureaux à grappes
Sambucus racemosa |
Sol humide, acide |
Montagne |
Caduc |
Baies rouges en été |
Viorne lantane
Viburnum lantana |
Sol sec, calcaire |
Montagne et plaine |
Caduc |
Baies rouges en été
fleurs blanches |
Viorne obier
Viburnum opulus |
Tous sol |
Plaine |
Caduc |
Baies rouges en été |
|
Type de sol |
Type de milieu |
Caractéristique |
Commentaires |
Alisier blanc ou Allouchier
Sorbus aria |
Sol calcaire |
Plaine |
Caduc |
Baies rouges en automne-hiver
fleurs blanches |
Aulne glutineux
Alnus glutinosa |
Sol humide |
Plaine |
Caduc |
Graines en automne -hiver |
Cerisier à grappes
Prunus padus |
Sol humide |
Plaine |
Caduc |
Baies noires en été
fleurs blanches |
Châtaignier
Castanea sativa |
Sol sec, acide |
Plaine |
Caduc |
Graines en automne-hiver |
Chêne pubescent
Quercus pubescens |
|
Montagne et plaine |
Marcescent |
Graines en automne-hiver |
Érable champêtre
Acer campestre |
Sol sec, humide, calcaire |
Montagne et plaines |
Caduc |
|
Frêne commun
Fraxinus excelsior |
Sol humide, calcaire |
Montagne et plaine |
Caduc |
Graine en automne-hiver |
Hêtre
Fagus silvatica |
Sol humide, calcaire, acide |
Montagne |
Marcescent |
Graines en automne-hiver |
Mélèze d'Europe
Larix decidua |
Sol sec |
Montagne |
Caduc |
|
Merisier
Prunus avium |
Sol humide, calcaire, acide |
|
Caduc |
Baies rouges en été |
Mûrier blanc
Morus alba |
Sol calcaire |
Plaine |
Caduc |
Baies en été |
Noyer commun
Juglans regia |
Sol humide, calcaire |
Plaine |
Caduc |
Graines en automne-hiver |
Orme champêtre
Ulmus minor |
Sol humide |
Montagne et plaine |
Caduc |
|
Sorbier des oiseleurs
Sorbus aucuparia |
Sol sec |
Montagne |
Caduc |
Baies en automne-hiver |
Tilleul à grandes feuilles
Tilia platyphyllos |
Sol humide, calcaire |
Plaine |
Caduc |
|
Résineux persistant
|
|
|
Persistant |
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modifier Pourquoi planter des espèces indigènes
Une espèce indigène est une espèce qui croît naturellement dans une zone donnée de la répartition globale de l'espèce et dont le matériel génétique s'est adapté à cet endroit en particulier Une espèce indigène est donc particulièrement adaptée au climat, à la faune et à la flore qui l’entoure. Planter une espèce indigène permet de maintenir les équilibres écosystémiques de la région.
- Une espèce indigène est adaptée aux conditions du milieu, au type de sol, etc. Elle n’aura donc pas besoin de soin spécifique, l’arrosage, les engrais ou les pesticides ne seront pas nécessaires.
- Une espèce indigène a évolué en même temps que la faune du milieu. La flore indigène répond donc parfaitement aux besoin de la faune, en termes de nourriture, d’habitats, etc.
- Les espèces locales ont de plus en plus tendance à disparaître. On les remplace fréquemment par des espèces exotiques plus colorées, mais bien souvent parfaitement inadaptées au milieu. Cultiver des espèces indigènes permet de maintenir un réservoir génétique de semences locales.
- En plantant les espèces locales, on favorise la mise en place de corridors écologiques et on contribue à rétablir les interconnexions entre les différents milieux.
À titre indicatif, le tableau suivant nous renseigne sur la richesse comparée des communautés d'Invertébrés abrités par des espèces végétales indigènes et exotiques en Europe occidentale.
| Espèces Indigènes |
Nombre d'espèces d'insectes associés |
| Saule (5 espèces) |
358 |
| Chêne |
353 |
Bouleau
(2 espèces) |
281 |
| Aubépine |
179 |
Peuplier
(4 espèces) |
143 |
| Prunellier |
131 |
| Pin |
131 |
| Pommier sauvage |
118 |
| Aulne |
115 |
| Orme |
103 |
| Noisetier |
89 |
| Hêtre |
81 |
| Frêne |
54 |
| Tilleul |
44 |
| Sorbier des oiseleurs |
43 |
| Charme |
39 |
| Érable champêtre |
38 |
| Genévrier |
32 |
| Frêne des montagnes |
28 |
| Houx |
8 |
| If |
3 |
| Moyenne |
113 |
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modifier Préparation de la plantation
En France, de nombreux textes règlementent la plantation des haies. Ces textes règlementent notamment la distances des plantations (Code civil art. 671/1), l’entretien et la responsabilité du propriétaire (Code civil art. 673), les haies mitoyennes (Code civil art. 666 à 670 et art. 1322) ou l’entretien des haies mitoyennes (Code civil art. 667). En France, on peut obtenir des informations à ce sujet en consultant les textes de loi sur le site Legifrance, ou auprès des services technique de la mairie.
- Boutefeu Emmanuel, Rotheval Jean-Pierre, Centre d'études sur les réseaux, l'urbanisme et les constructions publiques (France), Composer avec la nature en ville, France, Documents officiels, 2001, 375 p., ISBN 2-110-90866-1
- DEBRAS J-F., Rôles fonctionnels des haies dans la régulation des ravageurs : le cas du psylle Cacopsylla pyri L. dans les vergers du sud-est de la France - Thèse de doctorat - Université d'Avignon - 2007
- DUBOIS J.-J., « Les haies forestières de l’Avesnois Thiérache : un exemple de "forêt-frontière" ? », Hommes et Terres du Nord, 1983-4, pp 6-15, Lille, Institut de géographie, Faculté des lettres de Lille, 1983.
- HIGOUNET C., « Les grandes haies forestières de l’Europe médiévale », Revue du Nord, tome LXII, n°244, janvier – mars 1980, pp 213- 220, Lille, Université de Lille III, Faculté de Sciences Humaines, 1980.
- HÜFFEL G., « La Haye, étude de sémantique, de géographie et d’histoire forestière », Revue des Eaux et Forêts, pp 757-769 et 848-860, Nancy, Breger-Levrault Editeurs, 1933.
- IDF, État des lieux 1996 Haies et talus de Bretagne, Paris, IDF, 1995.
- JALMAIN M.-D., « La haie de Nangis », dans les Actes du Colloque « Frontières en Gaule », Caesarodunum, Bulletin de l’Institut d’études latines et du centre de recherche A. Piganiol, n° XVI, pp 223-225, Tours, 1981.
- JALMAIN M.-D., « La haie de Nangis et l’étude de défrichements par photo aérienne », dans les Actes du Colloque « Le bois dans la Gaule romaine et les provinces voisines », Caesarodunum, Bulletin de l’Institut d’études latines et du centre de recherche A. Piganiol, n° XXI, pp 240-247, Paris, Errance, 1985.
- LIAGRE F., Les Haies rurales : Rôles, création, entretien, éd. France Agricole, 2006
- Noblet Jean-François, La nature sous son toit, hommes et bêtes : comment cohabiter, 2e éd., Luçon, Delachaux et Niestlé, 176 p., ISBN 2-603-01324-6
- Conseil général de l'Isère - Service Environnement, Planter des haies champêtres en Isère, 2004, 27 p.
- Planter des haies - Dominique Soltner (2000) - (ISBN 2907710079)
- ↑ Dictionnaire de l'Académie française, 4e édition (1762)
- ↑ ex : Appel à projet en 2008 de « création de corridors biologiques boisés » lancé par la région et la diren du Nord-Pas-de-Calais, destiné aux PNR, aux agglomérations, communautés de communes, pays et communes « engagés dans une stratégie de préservation et de restauration de la biodiversité »(appel clôt le 30 septembre 2008).
- ↑ Marjolaine Bernier Leduc, Évaluation de la faune aviaire des haies brise-vent intégrant des arbustes poreurs de produits forestiers non ligneux. , Mémoire présenté de l'Université Laval (programme de maîtrise en agroforesterie, Faculté de foresterie et de géomatique, 2007), 108 pages (Télécharger)
- ↑ Exemple d'application : la haie fruitière "à la diable" :
modifier Articles connexes
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