La communauté goran (ou gorani) est une communauté s’apparentant « (...)largement aux Pomaks de Bulgarie et de Grèce ou aux Torbes de Macédoine, c’est-à-dire des Bulgaro-macédoniens slaves convertis à l’islam(...)1 ».
Cette communauté est répartie sur trois pays des Balkans :
Selon les thèses de certains historiens, cette population proviendrait des Bulgares bogomiles -une secte hérétique dont les membres ont été expulsés de Bulgarie. Certains d’entre eux seraient allés dans la commune, la majorité d’entre eux s’établirent en Serbie et en Bosnie-Herzégovine. Sous l’Empire ottoman, ce groupe fut islamisé.
Les Gorani semblent descendre des chrétiens orthodoxes descendus depuis la Bulgarie au XIIIe siècle, passées par le territoire de l’actuel commune de Gora, au cours de leur migration vers le nord en direction de la Bosnie.
Les Gorans, d'origine thraco-macédonienne, ont été convertis à l'Islam par des missionnaires arabes, turcs et même gorani, lors d'échanges, de commerce avec l'Asie.
Ils parlent le goranski, plus spécifiquement le dialecte torlakien (une variante de celui-ci, par le vrai nom le Našinski, est particulièrement parlée dans la région de Gora). Beaucoup de Gorans sont éparpillés de par monde, expatriés depuis la chute du communisme, la scission de l'ex-Yougoslavie, les troubles des Balkans, etc.
modifier Notes et références de l'article
|