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Goldorak (UFOロボ グレンダイザー Yūfō Robo Gurendaizā), est un manga de Gō Nagai, adapté en anime en 1975.Episode pilote Gattaïger 1974. La série télévisée d'animation, produite par Tōei animation, compte 74 épisodes de 26 minutes. Elle a été diffusée au Japon du 5 octobre 1975 au 27 février 1977. En France, elle a fait son apparition sur Antenne 2 dans l'émission Récré A2 le 3 juillet 1978, ainsi qu'au Québec sur le Réseau TVA (alors nommé Télé-Métropole, qui ne diffusa jamais les deux derniers épisodes de la série) dans les mêmes années. Soit quelques mois après avoir débarqué à la télévision italienne sous le titre Goldrake, un nom de baptême proche de celui que choisit Jacques Canestrier1 qui a vendu la série à Antenne 2. La diffusion en France s'est faite en plusieurs salves : des inédits furent programmés au moins jusqu'à la fin 1980. La série a été rediffusée par la suite notamment sur La Cinq et M6, et sur TF1 au début des années 1990. La deuxième version du manga, dessinée par Gosaku Ōta sur un scénario de Go Nagai, a été publiée en français aux éditions Dynamic en quatre volumes. Une première version, qui inspira le graphisme de l'anime, dessinée par Ken Ishikawa, est, à ce jour, inédite en France mais connut une traduction en italien en 1998. modifier Bref résumé de l'histoire
Actarus (Duke Fleed dans les versions non francophones y compris la version arabe) est le prince de la planète Euphor (Fleed). Attaquée par l'empire galactique de Véga, cette planète est détruite et polluée par des radiations, la population est réduite à néant et les parents du prince sont tués. Le prince d'Euphor réussit à s'enfuir en dérobant Goldorak (Ufo Robot Grendizer), le plus perfectionné des Antéraks de Véga2, ce robot est transporté par une soucoupe volante (Spazer), conçu par les scientifiques de Véga, dont s'est emparé Actarus pendant l'attaque d'Euphor. Il rejoint alors la planète Terre et est recueilli par le professeur Procyon (Genzo Umon) qui l'adopte et cache Goldorak dans le sous-sol du centre de recherches spatiales dont il est le directeur. Sur Terre, Actarus (Daisuke Umon) vit paisiblement et tente d'oublier les tourments de la guerre qui a détruit sa planète natale. Il vit comme un simple fermier et s'occupe de chevaux dans le ranch de Rigel (Danbi Makiba) dont la fille, Vénusia (Hikaru Makiba), est secrètement amoureuse d'Actarus. Mis à part le professeur Procyon et quelques scientifiques, personne ne connaît la véritable identité d'Actarus. Zhine, l'artiste du village, qui aime la forêt et qui discute régulièrement avec Actarus des forces de mère Nature, est aussi une des rares personnes à connaître le secret d'Actarus. La série débute lorsqu'un pilote jeune mais confirmé, Alcor (Koji Kabuto l'ancien pilote de Mazinger Z), rejoint les équipes du professeur à bord d'une soucoupe construite par ses soins : l'OVTerre (TFO). Dans le même temps, les forces de Véga commencent à s'intéresser de près à la planète Terre et construisent une base avancée sur la face cachée de la Lune (le « camp de la Lune Noire »). Ils vont découvrir rapidement qu'Actarus est présent sur Terre et vont livrer contre lui une guerre sans merci, l'obligeant à replonger dans le combat pour la défense de la Planète Bleue. Les forces de Véga vont alors déployer des trésors d'imagination pour combattre Goldorak, en lançant des attaques de robots. Uniformément nommés Enbanjū (soucoupes sauvages) en japonais, ces robots se divisent en 2 catégories dans la version française3 :
auxquelles on ajoute à part :
Les forces de Véga feront parfois appel à des commandants de la division Ruine. Cette unité d'élite regroupe les meilleurs pilotes et possède les armes les plus puissantes de l'armée de Véga. Plus tard dans la série, Actarus sera secondé par la « patrouille des Aigles » constituée d'Alcor, pilotant Alcorak (Double Spazer), puis de Venusia, pilotant Vénusiak (Marine Spazer) (amphibie), et enfin de Phénicia (Maria Grace Fleed), la propre sœur d'Actarus miraculeusement échappée de la destruction d'Euphor et arrivée sur Terre elle aussi, et pilotant Phossoirak (Drill Spazer) (pouvant évoluer sous terre). Au fil des 74 épisodes, Actarus va devoir combattre Hydargos (Blaki), Minos (Gandal), Horos (Zouril), et enfin le chef suprême des forces de Véga, le Grand Stratéguerre (Grand Véga). À l'issue de ces batailles, les forces de Véga seront totalement anéanties. Dans le même temps, la planète Euphor guérit de ses radiations, et dans l'ultime épisode, Actarus et Phénicia font leurs adieux à la Terre et partent dans Goldorak rejoindre leur planète natale. La version manga originelle présente une histoire nettement plus brève que celle de la série télévisée. La conclusion en est plus pessimiste, marquée en outre par un message écologiste : Vega provoque une guerre nucléaire entre les nations terrestres et tente de profiter de la situation, mais Goldorak met un terme aux espoirs des aliens. La Terre est détruite par les radiations. Duke Fleed (le Prince d'Euphor, Actarus) et sa sœur sont quant à eux placés en hibernation au sein d'un Goldorak endommagé et enseveli sous la fosse des Mariannes dans l'attente d'un hypothétique retour à la vie. Le manga est considéré comme mineur dans l'œuvre de Go Nagai et sa popularité est bien moindre que celle de l'anime qui en a été tiré. modifier Personnages
modifier Guide des noms français/japonais
Dans la VF due à Jacques Canestrier, la plupart des personnages portent des noms d'étoiles : Rigel, Alcor, Procyon, Mizar, Antarès, de planètes : Vénusia et de phénomènes astrologiques : Aphélie, Nadir... Quant au nom d'Actarus, il semble dériver du nom traditionnel de l'étoile α Bootis, Arcturus, nom assurément moins facile à prononcer et peut-être moins élégant. Michel Gatineau, connu pour avoir prêté sa voix au professeur Procyon, à Michael Landon et à Horst Tappert (Inspecteur Derrick), est l'inventeur de tout le vocabulaire issu des constellations, des noms mythologiques et bibliques (Golgoth vient de Golgotha), puis le nom des attaques. Sa femme Anne Gatineau, écrivaine sous le nom de Mike Cooper, a donné les noms d'Hydargos et Phénicia. C'est également lui qui a choisi les acteurs pour le doublage qui au départ n'était prévu que pour 20 épisodes6. modifier Données techniquesmodifier Goldorak
modifier Soucoupe
modifier Liste des armes de Goldorak
modifier Liste des armes d'Alcorak
modifier Liste des armes de Vénusiak
modifier Liste des armes de Faussoirak
modifier Liste des commandes de Goldorak
modifier Voix françaises de la série télévisée
modifier Génériques français
modifier Épisodes de la série téléviséemodifier Saison 1 (1975-1976)
modifier Saison 2 (1976-1977)
modifier Saison 3 (1977-1978)
modifier OavIl existe actuellement deux films (n'excédant pas une heure chacun), dans lesquels intervient Goldorak : Goldorak contre Great Mazinger et L'attaque du dragosaure - tous deux sortis en salles au Japon au cours de l'année 1976. On peut considérer le film Uchū enban daisensō, sorti au cours de l'été 1975, comme étant le « pilote » de Goldorak, bien qu'il ne soit pas encore tout à fait le magnifique robot que l'on connaît depuis la diffusion des premiers épisodes de la série. les 3 oav de goldorak modifier Goldorak au cinémaCette liste serait incomplète si l'on ne mentionnait pas ici The Ufo, un projet de long métrage réalisé par une équipe italienne, et mêlant séquences réelles et images de synthèse. Ce film, commencé en 2001, et initialement annoncé pour la fin de l'année 2004, semble se trouver actuellement en suspens – tout du moins si l'on s'en tient aux informations données sur le site des auteurs, qui n'a vraisemblablement plus été mis à jour depuis deux ou trois ans. Une [/trailer01.htm bande annonce] est cependant disponible sur le site, ainsi qu'un reportage sur le tournage, d'une durée d'un peu plus de huit minutes. Apparement le site du projet the UFO recomence à être mis à jour et une nouvelle bande annonce est disponible sur le site depuis le 16 - 03 - 2008 . A ce jour aucune date n'est prévue pour l'éventuelle sortie d'une version finale . Il faut aussi préciser qu'en France, un montage des cinq premiers épisodes a été exploité en salle et qu'un disque 33 tours en a été le produit dérivé (Goldorak comme au cinéma) modifier CommentairesL'esthétique emprunte beaucoup aux armures traditionnelles des samouraïs. Goldorak est une série animée qui a la particularité de suivre les différentes saisons de l'année comme dans une série américaine. Nous pouvons alors assister aux épisodes de Noël, du nouvel an ou de la fête du printemps (Mais aussi la chute des feuilles à l'automne ou la fonte des neiges). Peu de dessins animés encore de nos jours suivent ce modèle. Lors de sa diffusion au Japon, la série télévisée connaîtra un certain succès (contrairement à une idée reçue, les audiences furent aussi bonnes, voire légèrement meilleures que celles de Great Mazinger, dont Goldorak prenait la relève), mais son succès sera, il est vrai, bien moindre comparé à celui de Mazinger Z (premier robot géant piloté de l'intérieur, créé lui aussi par Gō Nagai, en 1972) ou bien celui de Getter Robot. Les Japonais n'ont pas apprécié que leur héros Alcor (qui était le héros de Mazinger Z) soit relégué au rang de faire-valoir d'Actarus, dont le calme contrastait d'ailleurs avec l'impétuosité des héros de l'époque), mais telle était la volonté de Gō Nagai. En effet, au départ ce dernier ne voulait pas que Goldorak soit le troisième volet de la très populaire saga des Mazinger, mais devant l'insistance de la Toei, il accepta finalement que Alcor (dont le nom original est Koji Kabuto) apparaisse dans Goldorak, à condition qu'il ait un rôle secondaire. C'est à l'export que Goldorak va obtenir un succès sans précédent : en Italie, au Québec, dans de nombreux pays arabes, ainsi qu'en France, où il est devenu le dessin animé culte de toute une génération : lors de sa première diffusion en France le succès fut immédiat. Les multiples génériques de la série (quasiment un par diffusion) ont pour certains été disque d'or ; des remontages d'épisodes furent diffusés au cinéma, bref Goldorak était partout, y compris dans la polémique, certains journaux l'accusant (à tort) de racisme et allant même jusqu'à faire des montages mêlant image de Goldorak et d'Adolf Hitler[réf. nécessaire]... Un livre intitulé À cinq ans, seul avec Goldorak est même écrit par Liliane Lurçat, sans pour autant s'avérer convaincant. Mais malgré tout, Goldorak tiendra bon. Il s'agit d'ailleurs du seul programme en France à avoir jamais atteint les 100 % d'audimat[réf. nécessaire], et c'est également lui qui ouvrit la France aux dessins animés japonais, bien meilleur marché que les dessins animés français et américains pour les diffusions dans les émissions jeunesse. La naissance du système Audimat remonte à 1985 et résulte de la volonté des acteurs du secteur de l'audiovisuel d'avoir une mesure scientifique de l'audience; on peut donc très fortement douter de ce résultat de 100 % d'Audimat pour un programme tel que Goldorak en 1985 ou après, alors que cela eut put être envisageable en 1978. Malheureusement, les mesures d'audiences avant 1985 sont sujettes à caution, un tel score pour Goldorak n'est pas vérifiable. De plus, avant la scission de l'ORTF en 3 chaînes et même suite à cette scission lors de mouvements de grêve, un unique programme était diffusé à la télévision et ce sur les 3 chaînes - on peut, entre autres, citer la première diffusion d'Ardéchois Cœur Fidèle en 1974, dont le premier épisode fut regardé par 100 % des français ayant allumé leur télévision (Cf présentation de Ardéchois Cœur Fidèle par Pierre Tchernia chez Koba Films) - ici on parle bien de 100 % de l'audience effective et non de 100 % du public ayant la possibilité de regarder la TV. À noter un clin d'oeil du journal Le Virus informatique (éd. ACBM) et un jeu consistant à trouver le plus de raisons possibles : pourquoi Actarus, durant l'opération transfert, tourne-t-il deux fois sur lui-même ?7 (la réponse humoristique que Go Nagai donna lors d'un entretien avec le public français fut : pour pouvoir vérifier qu'il n'y a pas d'ennemi dans le dos). Dans la version française, les robots de Véga portent le numéro de l'épisode (mais il y a plusieurs erreurs de numérotation). Contrairement à la plupart des séries animées de la même époque, Goldorak n'a toujours pas été commercialisé en France au format DVD en raison de conflits juridiques entre les éditeurs potentiels et les détenteurs japonais des droits d'auteurs. Toutefois, la version française des DVD a très brièvement été présente en vente. modifier Produits dérivésmodifier Jouets1978-1979 :
- un "pseudo-pulvonium" : le poing gauche était en fait remplacé par un lance-roquettes à ressort ; Bref, ce jouet ne bénéficiait pas, loin de là, d'une réalisation parfaite et rassemblait deux éléments caractéristiques de la camelote manifeste : fragilité de certains éléments et reproduction pour le moins approximative du modèle (robot de la série).
La version de la série Soul of Chogokin de Bandai en 2000 : En 2000, la compagnie japonaise Bandai a réalisé le rêve de plusieurs fans de la série en produisant Goldorak et sa soucoupe. Ce kit porte le nom GX-04. Le tout inclus la soucoupe d'Alcor et l'Alcorak. En 2002, Bandai sort la version GX-04S qui ajoute le Foissoirak et le Vénusiak. modifier Bandes dessinées
- une aventure de Goldorak ; Le mensuel Goldorak était médiocrement dessiné. Même les autocollants ne « collaient » pas parfaitement aux décors dans lesquels ils étaient censés s'intégrer. Les scénarios reprenaient point pour point la répétitivité de ceux du dessin-animé : un golgoth attaque la Terre (seul, en général) et, après quelques moments d'incertitude feinte, Goldorak finit par vaincre. En revanche, ce mensuel valait mieux par les BD additionnelles citées plus haut (Marcus Selco, Les Irréels), plus originales mais qui, par leur contenu plus sombre voire plus pessimiste, s'adressaient sans doute à un public un peu plus âgé. modifier Références dans la culture populaire
modifier Démêlés judiciairesLa série animée a connu de nombreux avatars judiciaires. Le premier d'entre eux a opposé Toei Animation (producteur de la série animée) à Dynamic Planning (société du mangaka Gō Nagai, lui-même créateur du manga original dont la série télévisée est une adaptation) : en effet, la série a connu un grand succès en Europe et a généré de nombreux produits dérivés, sur lesquels Dynamic Planning pouvait prétendre à des royalties qui ne lui ont jamais été versées. La procédure a bloqué toute exploitation de la série durant des années, pour finir par trouver un arrangement à l'amiable en 2004. S'en est suivi la commercialisation de la série en DVD au Japon, et une annonce d'une sortie prochaine en Italie puis en France. En août 2005, les sociétés Manga Distribution et Déclic Images sortent les épisodes 1 à 52 en deux coffrets DVD, promettant la fin de la série dans un troisième coffret devant sortir plus tard. Très vite, il apparaît que cette édition s'est faite sans l'accord des Japonais. Une procédure en référé est intentée pour en bloquer la commercialisation en urgence, mais l'impossibilité de produire rapidement des documents vieux de 30 ans a poussé les avocats des Japonais à utiliser la violation de leur marque déposée sur le nom Goldorak. Cette marque n'ayant pas été exploitée dans les 5 années précédentes, le juge des référés a débouté les Japonais et renvoyé l'affaire devant les juges du fond. Déclic Images envoie alors des faxes à la grande distribution en affirmant que la justice leur a donné l'autorisation de poursuivre la commercialisation. La procédure judiciaire au fond commence alors, les plaidoiries ont lieu le 28 octobre 2004. Il apparaît que la société Déclic Image a mandaté la société Rouge Citron Production pour obtenir les droits de la série en leur nom auprès de Toei Animation et Dynamic Planning, en leur versant un à-valoir de 500 000 euros sur un montant total de trois millions d'euros. Le contrat stipule que si RCP s'avère incapable d'obtenir ces droits au 31 décembre 2004, l'à-valoir devrait-être remboursé. Dans le cas contraire, le reste du montant prévu serait versé à la livraison des masters à cette même date. RCP n'ayant pas obtenu les droits, ils ont cherché à procéder au remboursement, quoique postérieurement à la date butoir initialement prévue. Mais Déclic Images ne l'entend pas de cette oreille : persuadée que RCP dispose bien des droits et qu'elle s'apprête à sortir la série elle-même, Déclic Images entreprend de leur couper l'herbe sous le pied et de sortir la série sans le moindre contrat de licence. Cependant, il s'avère que RCP n'avait effectivement pas obtenu les droits et que cette édition était totalement illégale. Les DVD ont été produits à partir de simples copies des DVD japonais sur lesquels la bande son française a été collée, comme l'a démontré une expertise. Coup de théâtre, DI & MD sortent le troisième coffret de la série entre les plaidoiries et la publication de la décision de justice. Cette dernière condamne lourdement les deux sociétés, pour contrefaçon et concurrence déloyale, pour un montant total de dommages et intérêts s'élevant à 7,2 millions d'euros. La commercialisation est définitivement interrompue. Déclic Images et Manga Distribution font appel de cette décision et se mettent en redressement judiciaire. La société Poly Production se porte intervenante volontaire lors de l'appel, arguant que la bande son française leur appartient. Quant à DI & MD, leur défense consiste à remettre en question la titularité des droits de Toei Animation et Dynamic Planning sur la série. Contre toute attente, cette stratégie porte ses fruits puisque le 8 septembre 2006, la Cour d'Appel invalide la décision en première instance, non sans débouter Poly Production au passage. Les Japonais se pourvoient en cassation, et l'arrêt de la cour d'appel est cassé le 31 octobre 2007, ramenant l'état de l'affaire à la décision en première instance : Déclic Images et Manga Distribution doivent à nouveau 7,2 millions d'euros aux Japonais, et l'affaire est désormais dans les mains de la cour d'appel de renvoi. Si aucun accord n'est trouvé d'ici là, l'appel aura lieu en 2008. modifier Références
modifier Liens externes
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