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Gerhard Gentzen (24 novembre 1909 à Greifswald - 4 août 1945 à Prague) fut un mathématicien et logicien allemand. Son œuvre est fondamentale en théorie de la démonstration. Il fut l'un des étudiants de Weyl à l'université de Göttingen de 1929 à 1933, il est mort dans un camp de prisonnier de guerre en 1945, après avoir été arrêté par les soviets à cause de ses loyautés nazies. Gentzen a inventé deux systèmes de déduction pour la logique du premier ordre, la déduction naturelle et le calcul des séquents. Pour ce dernier, il a démontré son Hauptsatz (théorème principal), publié en 1934 dans ses Recherches sur la déduction logique.
Gentzen a aussi démontré la cohérence de l'arithmétique de Peano (en 1936) en utilisant un principe d'induction jusqu'à l'ordinal dénombrable ε0, mais pour des formules de faible complexité logique. Les méthodes utilisées pour cette preuve se sont avérées essentielles pour la théorie de la démonstration moderne. La théorie dans laquelle cette preuve peut se formaliser est nécessairement plus forte que l'arithmétique de Peano d'après le second théorème d'incomplétude de Gödel (au sens où si elle permet de prouver la cohérence de l'arithmétique de Peano, sa cohérence ne pourra donc se prouver dans cette arithmétique). On a pu voir cette preuve, à laquelle Gödel s'est beaucoup intéressé, comme une tentative pour réhabiliter le programme de Hilbert, en élargissant la notion de méthodes finitaires à des inductions jusqu'à certains ordinaux comme ε0. La cohérence de la théorie utilisée par Gentzen pour sa preuve, bien que plus forte, serait moins douteuse que la cohérence de l'arithmétique de Peano, parce que l'induction, bien que jusqu'à un ordinal (forcément supérieur à celui des entiers), se fait sur des formules simples. Cela n'est plus guère soutenu tel quel. De façon plus objective, cette preuve permet d'analyser la cohérence de l'arithmétique de Peano ; par exemple le résultat de cohérence permet d'en mesurer la "force" par l'ordinal ε0. En généralisant, on a pu ainsi engager une classification des théories arithmétiques. modifier Voir aussi
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