|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
L’entretien semi directif est une des techniques qualitatives les plus fréquemment utilisées. Il permet de centrer le discours des personnes interrogées autour de différents thèmes définis au préalable par les enquêteurs et consignés dans un guide d’entretien. Il s’oppose en cela à l’entretien non directif qui se déroule très librement à partir d’une question. Ce type d’entretien permet ainsi de compléter les résultats obtenus par un sondage quantitatif en apportant une richesse et une précision plus grandes dans les informations recueillies, grâce notamment à la puissance évocatrice des citations et aux possibilités de relance et d’interaction dans la communication entre interviewé et interviewer.
modifier DéfinitionC’est l’entretien qui est le plus utilisé sur le terrain car, contrairement à l’entretien non directif où l’on pose comme principe l’acceptation de l’autre- donc de ce qu’il dit ou ne dit pas-, on va chercher à obtenir des informations sur des thèmes préalablement définis. Pour contourner la difficulté que l’interviewé ne s’exprime profondément que sur des thèmes dont on n’a pas besoin, l’entretien semi-directif va comprendre cinq phases tout en étant proche de l’entretien non directif. modifier Une procédure en cinq phases
Il y a deux façons de procéder : - On peut mener tout d’abord des entretiens non directifs jusqu’à ce qu’on puisse déceler des thèmes récurrents. On se base sur ces thèmes recueillis auprès de la population d’étude pour élaborer le guide d’entretien. - On peut aussi établir le guide en fonction des objectifs de l’enquête, des hypothèses de l’enquêteur ou des résultats dans la littérature.
- L’entretien semi-directif va commencer comme un entretien non directif : une consigne de départ très large portant sur un sujet large avec une attitude non directive. - A la fin de cette phase d’entretien non directif, on fait une reformulation de synthèse et on introduit les sous-thèmes du guide non abordés spontanément par l’interviewé.
- Lorsque l’on introduit un nouveau thème de façon directive, on repasse ensuite à une technique de non directivité. - A la fin de cette phase non directive, on procède à une reformulation de synthèse du sous-thème. - Si l’interviewé repart sur ce sous-thème l’entretien non directif continue, si l’interviewé acquiesce à cette reformulation on introduit un nouveau sous-thème.
- Après avoir introduit le thème on repasse au non directif.
- On introduit sur ce modèle chaque sous-thème non abordé dans le guide d’entretien jusqu’à ce que tous soient abordés. modifier Avantages et limites
modifier Conseils- Tester au préalable les sous-thèmes du guide de manière à vérifier qu’il soit compréhensible et adapté aux objectifs du chercheur. - Attention ! Les sous-thèmes ne doivent pas être formulés de manière trop précise, au risque que l’interviewé se contente d’acquiescer ou de réfuter. - Lorsque l’on aborde un sujet sensible ou controversé, préciser à l’interviewé que l’on ne recherche pas sa position en termes de pour ou contre. Ex : « Vous n’avez pas envie de me parler de l’avortement en France car peut-être que c’est un sujet qui vous pose problème ou qui ne vous intéresse pas ? » - Quand l’interviewé est gêné, on peut le mettre à l’aise en banalisant le sujet traité. Ex : « Ce sont des choses qui arrivent… », « Beaucoup de gens ne se lavent les dents qu’une fois par jour pour des raisons pratiques… ». modifier Bibliographie
modifier Voir aussimodifier Liens internes
modifier Liens externes & sources
|
| All Right Reserved © 2007, Designed by Stylish Blog. |