|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Il fut réquisitionné par la marine britannique pendant la Première Guerre mondiale en tant que navire médical et coula en mer Égée le 21 novembre 1916 en un peu moins d'une heure.
modifier HistoriqueLe paquebot reçut plusieurs noms successifs. Joseph Bruce Ismay, le directeur général de la White Star Line, nomma tout d'abord le troisième et dernier paquebot de la série Olympic RMS Gigantic. Ce nom fut jugé trop orgueilleux, surtout suite au naufrage de son navire sœur (le Titanic). Le Gigantic fut ainsi rebaptisé RMS Britannic afin de donner un côté un peu plus patriotique au navire. Sa construction commença en novembre 1911 mais elle fut assombrie par le désastre du Titanic. Son armement, lancé seulement le 26 février 1914, avait été retardé en raison de l'enquête consécutive au naufrage de son sister-ship. Le super paquebot, qui fut terminé la même année, date de la déclaration de la guerre à l'Allemagne par l'Angleterre, vit ensuite son nom à nouveau modifié pour devenir HMHS Britannic (Her Majesty's Hospital Ship/Navire-Hôpital de Sa Majesté, en français). Comme son nom l'indique, il fut réquisitionné par l'amirauté britannique pour transporter des soldats blessés. Le bateau subit quelques modifications, notamment visuelles. Alors que sa construction était sur le point de s'achever, sa coque fut repeinte en blanc et se vit ajouter une ligne verte ainsi que trois croix rouges sur chaque flanc. À l'intérieur 3000 lits et plusieurs salles d'opération furent installées. Le Britannic ne vit jamais New York (tout comme son prédécesseur) car son voyage inaugural (le 23 décembre 1915) fut militaire et il ne fit jamais de traversée transatlantique par la suite puisqu'il fut coulé avant la fin du conflit. Sa tâche était simple, il devait effectuer la liaison entre Southampton et l'île de Mudros en mer Egée afin de ramener des soldats malades ou blessés, il rejoignit plusieurs bateaux sur la même ligne tels que le Mauretania, l'Aquitania et même son frère l'Olympic, les quatre bâtiments furent rejoints un peu plus tard par le Statendam, l'équipe formée était ainsi en mesure de transporter près de 33 000 hommes de troupe et 17 000 blessés et malades. Lorsqu'il fut déclaré bon pour le service, le 12 décembre 1915, il se vit attribué une équipe médicale constituée de 101 infirmières, 336 sous-officiers et 52 officiers ainsi qu'un équipage de 675 personnes. Il fit tout d'abord une escale à Naples pour refaire ses stocks de charbon et prit seulement ensuite le cap de Mudros et du front des Dardanelles, revenant en Angleterre le 9 janvier 1916 avec 3 000 soldats qui furent répartis dans les hôpitaux londoniens. Son deuxième voyage fut de plus courte durée car il fit seulement un aller-retour vers Naples, il passa les quatre semaines suivant son retour au large de l'île de Wight en tant qu'hôpital flottant. À la fin de son service militaire, le 6 juin 1916, il retourna à Belfast pour y subir les modifications nécessaires à son service transatlantique originel. Malheureusement l'amirauté britannique le rappelle au service deux mois plus tard, le 28 août 1916 et le navire reprend le large pour un quatrième voyage le 24 septembre. L'équipe médicale était alors composée de secouristes volontaires. Il repart le 9 octobre pour Southampton et fera ensuite un cinquième voyage. Au matin du 21 novembre 1916, aux alentours de 8 heures 12, le bateau, sous le commandement de Charles Alfred Bartlett heurta une mine allemande (certains contestent cette thèse et parlent plutôt d'une torpille) entre l'île de Kéa et l'îlot de Makronissos qui provoqua une brèche à l'avant dans le flanc bâbord ainsi qu'un début d'incendie, ce dernier engendra alors une deuxième explosion (plus semblable à un coup de grisou) due cette fois-ci à la poussière issue du charbon entreposé dans les chaufferies. Une tentative fut alors faite pour échouer le navire sur l'île voisine de Kea, mais en vain. La proue commençait déjà à s'incliner de la même façon que celle du Titanic quatre ans et demi plus tôt avec cette fois une certaine gîte du côté touché. Le commandant donna alors l'ordre d'évacuer les lieux. Sur les 1125 personnes présentes à bord, 33 d'entre elles périrent. Elles n'avaient pas attendu le feu vert du commandant pour la mise à l'eau des canots de sauvetage, les deux embarcations non autorisées et leurs occupants furent ainsi happés et broyés par les hélices du navire qui étaient encore en fonctionnement à ce moment. Les autres rescapés eurent tout juste le temps de monter dans les chaloupes et de s'éloigner du bâtiment. En effet, alors que la poupe était déjà assez haute au-dessus de la surface de l'eau, la proue toucha le fond de la baie qui était très proche (un peu plus d'une centaine de mètres) il y eut alors un effet de levier qui fit chavirer le bateau du côté tribord (on peut d'ailleurs observer les traces de frottements sur l'étrave du navire) et la poupe disparut sous l'eau aux alentours de 9 heures 07. Son épave repose aujourd'hui par 120 m de fond. modifier Caractéristiques du navire
modifier InterrogationsLe naufrage du Britannic posa plusieurs questions dont certaines ne seront peut-être jamais élucidées. La première et la plus logique serait : pourquoi le paquebot a-t-il coulé en 2,5 fois moins de temps que son prédécesseur alors que ses mesures de sécurité avaient été renforcées ? Plusieurs causes apparaissent pour l'expliquer la première vient du fait que les portes étanches n'avaient pas été verrouillées (on peut alors s'interroger sur la responsabilité de l'équipage) ce qui paraît comme potentiellement risqué dans des eaux aussi dangereuses. La deuxième cause serait due là aussi à l'équipage et en particulier à cause du personnel médical. Ce dernier aurait en effet ouvert bon nombre de hublots pour permettre une meilleure aération du navire. La première thèse du projectile explosif seul semble elle aussi bancale car, lors des premières explorations de l'épave par Cousteau dans les années 1970, il s'est avéré que l'explosion semblait s'être faite de l'intérieur vers l'extérieur ce qui corroborerait la thèse du coup de grisou carbonique d'autant plus que le Titanic avait connu pareil incident du 2 au 13 avril 1912 quand un incendie s'était déclaré dans la soute à charbon n°6. modifier Anecdotes
modifier Les expéditionsL'épave fut découverte en 1975 par Jacques-Yves Cousteau et fut localisée aux coordonnées 37°42'05N et 24°17'02E par 120 m de fond.
modifier Médias
modifier Sources |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| All Right Reserved © 2007, Designed by Stylish Blog. |