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Boulogne-Billancourt est une commune française, la ville la plus peuplée du département des Hauts-de-Seine. Elle est aussi la deuxième commune de l'agglomération parisienne. Pôle économique majeur d'Île-de-France, Boulogne accueillait en 2006 une douzaine de milliers d'entreprises, ce qui la place au rang de deuxième parc francilien après Paris. Bien que possédant en moyenne une des populations les plus aisées de la région parisienne, elle offre, encore aujourd'hui, un visage très contrasté entre les élégantes zones résidentielles situées dans le Nord de la ville et les anciens quartiers industriels populaires de Billancourt, au sud. L'âge d'or culturel de Boulogne-Billancourt fût sans doute la période de l'entre-deux-guerres, et plus précisément celle des années 1930, dont elle possède le plus important patrimoine architectural de France. C'est également durant la première moitié du XXe siècle que Boulogne deviendra la ville des moteurs d'avion et du cinéma, et verra l'implantation des vastes usines du constructeur automobile Renault. Désormais démolies dans leur quasi-totalité, elles alimentent de nombreuses discussions quant au devenir des terrains laissés vacants1.
modifier Géographie physiqueBoulogne-Billancourt est une ville au sud-ouest de Paris. Elle est limitée au sud et à l’ouest par une boucle de la Seine, à l’est par le 16e arrondissement de Paris et au nord par le bois de Boulogne (qui fait partie de Paris). Au sud-ouest de la ville, on retrouve l'île Seguin, ancien centre historique de Renault et symbole du passé industriel de Boulogne. La commune dispose également de 33,44 ha d'espaces verts2 dont près de la moitié compose le parc Edmond-de-Rothschild (15 ha), situé au nord-ouest de la commune (quartier Menus - Jean-Baptiste-Clément). En 1860, la ville de Paris a absorbé le territoire des anciennes communes qui se trouvaient à l'intérieur des fortifications de Thiers. La partie des anciennes communes d'Auteuil et de Passy située à l'extérieur de la ligne de défense fut alors attribuée à Boulogne-Billancourt. La superficie de la commune est de 6,16 km². modifier Blasonnement
modifier Histoiremodifier Les débutsVers 1100, un petit hameau peuplé en grande partie de bûcherons se forme près d’un des méandres de la Seine au sud de la forêt de Rouvray. Faisant face au village de Saint-Cloud, il est nommé Menus-lès-Saint-Cloud. En février 1319 le roi Philippe V le Long encourage la construction d’une église à Menus-lès-Saint-Cloud pour servir de lieu de pèlerinage aux habitants de Paris et de ses environs, à l’image de l’église Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer qui servira d’ailleurs de modèle pour le nouvel édifice. En 1330, l’église Notre-Dame de Boulogne sur Seine est achevée et la ville change de nom pour devenir Boulogne la Petite. Cette église, qui est érigée en 1343 en paroisse détachée d’Auteuil, devient le principal lieu de pèlerinage des Parisiens et verra la venue de Jeanne d’Arc, Du Guesclin et Sixte Quint. Elle donne son nom à la forêt de Rouvray qui à partir de 1417 n'est plus désignée que sous le nom de bois de Boulogne3. La zone de Billancourt, une plaine agricole au sud de la ville où se trouvent quelques fermes, reste pour sa part rattachée à la paroisse d’Auteuil. Boulogne la petite est principalement un village agricole jusqu’au XVIIe siècle où une deuxième activité importante, la blanchisserie, apparaît. modifier Du XVIIe siècle au XIXe siècle
Gravure de Israël Silvestre datant de 1660 ou 1670. On y voit l'église telle qu'elle était au XVIIe siècle, trônant au milieu d'un Boulogne encore amoindri par la guerre.
Les prémisses de l'activité de blanchissage à Boulogne se situent pendant le règne de Louis XIII, dans les années 1625. La situation privilégiée du village au bord de la route menant de Paris à Versailles et à Saint-Cloud entraîne un va-et-vient constant de personnages issus de la haute bourgeoisie ou de l'aristocratie de la capitale. Ces derniers prennent alors l'habitude de déposer leur linge en passant à Boulogne et le reprennent au retour. Vers 1665, le roi Louis XIV fait percer l'Allée Royale, partant de Passy à Saint-Cloud et passant par Boulogne, pour son frère le duc d'Orléans, établi au château de Saint-Cloud4. Près de 20 ans plus tard, la construction du premier pont de Sèvres, tout en bois, s'achève afin de faciliter l'accès à la résidence royale à Versailles. Une nouvelle rue est percée, l'actuelle rue du Vieux Pont de Sèvres, reliant le pont au quartier d'Auteuil5. Le trafic s'accélère alors à l'aube du XVIIe siècle, si bien qu'on dénombre en 1694 28 blanchisseurs à Boulogne6. En 1717 , la paroisse de Boulogne recense environ 1200 personnes avec une prédominance pour les blanchisseurs et les vignerons7. Les habitations se concentrent principalement dans l'actuel quartier des Menus - Jean-Baptiste-Clément, soit autour de l'église et de la rue de Paris à Saint-Cloud. D'illustres figures de l'époque viennent résider à Boulogne (Joseph Fleuriau d'Armenonville8, la comtesse de Narbonne...), alors que la plaine de Billancourt se résume elle, toujours à sa ferme. À la veille de la Révolution, une découverte vient bouleverser le traitement du linge : Claude Louis Berthollet met en évidence les propriétés blanchissantes du chlore ; l'eau de Javel est née9. L'activité s'intensifie, surtout rue de Montmartre où les blanchisseries boulonnaises se concentrent depuis 1750. C'est en 1786 que Marie-Antoinette, ayant obtenu de Louis Philippe d'Orléans le château de Saint-Cloud, décide de la percée d'une route plus directe pour la conduire à la capitale : l'actuelle route de la Reine. Mais, pendant l'agitation de la Révolution, le passage perd de sa fréquentation10. On sait de cette période de soulèvement, qu'à Boulogne, l'une des principales doléances en 1789 portait sur les dégâts provoqués par le passage des cavaliers dans les cultures (lors des chasses royales dans le bois)11. Le bois de Boulogne sera d'ailleurs ravagé en grande partie par la Révolution 3. Enfin, c'est en 1790 que Boulogne-la-petite devient la commune de Boulogne et l'année suivante, la démarcation de son territoire est opérée ; Billancourt reste rattachée à la commune d'Auteuil. Au tournant du siècle, Boulogne qui s'est considérablement développé compte 2400 habitants7. La ville connaît des modifications notoires ; réaménagement de la place du Parchamp en 1804, déplacement du cimetière près de l'église vers la plaine de Longchamp (qui appartient encore à Boulogne) en 1807 pour des raisons d'hygiène publique, travaux sur la rue de Paris à Saint-Cloud (future avenue Jean-Baptiste Clément), sur la route de Versailles (futures avenues Édouard-Vaillant et Général-Leclerc) et sur le pont de Sèvres. James de Rothschild achète en 1817 l'ancienne propriété du marquis de Rambouillet (Fleuriau d'Armenonville), entre la rue des Menus et la porte du bois de Boulogne ; la propriété Rothschild s'agrandit peu à peu.12 modifier La première industrialisation et l'union des deux villes
Document publicitaire édité par la société Gourcuff vers 1834 pour promouvoir le village de Billancourt
Si le passé industriel de Boulogne est indissociable de Billancourt, il faut remonter en 1794 alors que le chimiste-manufacturier Armand Seguin ouvre pour la première fois une tannerie sur l'île de Sèvres (actuelle île Seguin à laquelle il a légué son nom), pour retrouver les premières traces d'une activité industrielle boulonnaise. Immédiatement soutenue par le Comité de Salut Public, l'industrie de Seguin passe très vite à une production de plus grande échelle et concurrence dangereusement les importants tanneurs parisiens13. C'est sans conteste les débuts d'une aventure industrielle à Boulogne qui ne cessera de s'accélérer durant la deuxième moitié du XIXe siècle jusque dans la première moitié du XXe siècle. Mais alors que la mécanisation n'en est encore qu'à ses balbutiements en France, Billancourt s'éveille et commence peu à peu à changer de visage. En effet, la société du baron de Gourcuff rachète en 1825 la vaste ferme pour y créer un quartier résidentiel14. Les principales voies actuelles sont alors percées autour de la Grand-Place (place Napoléon sous l'Empire, puis place Nationale et aujourd'hui place Jules-Guesde15) : rue de l'Église (aujourd'hui rue Nationale), rue des Princes (aujourd'hui rues de Meudon et Victor-Griffuelhes), rue de Saint-Cloud (rue Yves-Kermen), rue Traversière, rue d'Issy etc. De Gourcuff fait même construire, à ses frais, une chapelle à l'emplacement de l'actuelle place Bir-Hakeim, pour les habitants de ce nouveau quartier16. Au nord, Boulogne n'est pas en reste puisque la commune se densifie de plus en plus. La rue de la Rochefoucauld accueille les blanchisseurs en grand nombre, tandis que des auberges et des commerces s'installent tout au long de la route de Paris à Saint-Cloud qui a pris le nom populaire de "grande rue"17. En 1841, Boulogne compte alors 6906 habitants18, tandis que la ville de Paris se protège dans ses nouvelles fortifications qui ont pour effet de créer une zone non ædificandi dans le bois de Boulogne, diminuant ainsi sa superficie, y compris sur sa partie boulonnaise. = Dés le début du Second Empire, Napoléon III concrétise par l'intermédiaire du préfet Haussmann son rêve d'extension de la capitale vers l'ouest. Son objectif vise à relier les Tuileries à Saint-Cloud et établir un élégant parc aristocratique sur l'ancien domaine des chasses royales19. L'État fait alors concession du bois de Boulogne à la ville de Paris afin de transformer la forêt domaniale, avec ses voies rectilignes conçues pour faciliter l'exploitation forestière, en un lieu de promenade, agrémenté d'arbres divers, de plans d'eau etc.20. Les travaux furent confiés à Jacques Hittorff puis achevés par Jean-Charles Alphand21.
Hôtel particulier, au 62 route de la Reine, dessiné par Alexandre Barret, significatif de l'architecture boulonnaise de la fin du XIXe siècle
Mais à partir de 1854, Napoléon III engage un processus complexe d'expropriations dans la capitale22 qui vise entre autres à s'emparer des terrains avoisinant le sud-ouest de la capitale pour y édifier l'hippodrome de Longchamp, en vue d'y transférer les courses hippiques du Champ-de-Mars23,24. Boulogne est ainsi amputé de sa partie à l'extrême nord, et y perd son cimetière. Afin de financer ces coûteux travaux, la ville de Paris, en accord avec l'État, cède alors à des acquéreurs privés les terrains du bois laissés à l'écart des fortifications, tant du côté de Boulogne que de Neuilly : ainsi le lieu dit le Fonds des Princes, en lisière du bois, est délimité puis divisé en douze lots afin d'être intégré à Boulogne. Moïse Millaud, banquier et journaliste fondateur du Petit Journal, fut l'un des principaux aliénataires23. Haussmann, dans ses grands travaux d'urbanisme, impose alors un cahier des charges très strict concernant l'aménagement de ce nouveau quartier des Princes : les lotissements sont destinés à un aménagement résidentiel uniquement (les commerces et les industries sont donc bannis), et l'esthétique des habitations se doit de souligner un caractère aristocratique. Le terrain voit alors l'apparition de nombreux hôtels particuliers et de maisons de villégiature, jusqu'au niveau de la route de la Reine20. L'allée des Chênes (actuel boulevard d'Auteuil) et l'avenue des Princes (avenue Robert-Schuman) sont même clôturées par des grilles de fer analogues à celles de l'avenue de l'Impératrice (avenue Foch). Le quartier Saint-James à Neuilly connaîtra un destin similaire. C'est en 1860 que Haussmann fait rattacher, par la loi du 16 juin 1859, la zone de Billancourt et une partie du quartier du Point-du-Jour à Boulogne-sur-Seine, en les séparant définitivement de la commune d'Auteuil25. Le Parc des Princes est officiellement annexé à la ville et le maire est alors chargé de classer les voies et de les faire entretenir. Mais, le nouveau Boulogne se retrouve de plus en plus significativement pris en étau par la Seine et le Bois de Boulogne, si bien que la communication avec la capitale devient difficile. Les restrictions haussmanniennes propres au nouveau quartier des Princes n'arrangent rien : les faibles pressions démographique, industrielle et commerciale créent une zone tampon au nord-est entre Boulogne et Paris. De plus, la constitution définitive au nord-ouest de la propriété Rothschild en 1856, qui s'agrandit à 30 hectares et se dote d'un château style Louis XIV26, réduit davantage encore les voies d'accès à la capitale. Les Boulonnais réclament la percée de nouvelles portes, mais satisfaction tarde à leur être donnée. modifier L'essor industriel et culturelL’année 1898 signe le début de l’aventure automobile pour la ville de Boulogne-Billancourt avec l’arrivée de Louis Renault sur l’île Seguin. Cette époque voit aussi l’arrivée de nombreuses industries mécaniques et notamment plusieurs entreprises pionnières de l’aviation, avec l’installation de Louis Blériot, Gabriel Voisin, Émile Salmson, Henry Kapferer, Robert Esnault-Pelterie, Dassault, les frères Farman... L’essor de la ville en fait un pôle d’attraction pour les arts et les années 1930 sont un « âge d’or » pour la ville. Boulogne-Billancourt est alors le siège d’une intense activité créative et d’un bouillonnement culturel dans de nombreux domaines : peinture (Marc Chagall, Georges Sabbagh…), sculpture (Paul Landowski, Bernard…), arts décoratifs, architecture (Tony Garnier, Le Corbusier…). Le maire de l'époque, André Morizet, élu pendant plus de 20 ans à la tête de la municipalité, profite de son long mandat pour mener à bien plusieurs projets dans le domaine de l'urbanisme et des actions sociales. En parallèle de cette forte activité artistique et culturelle, Boulogne-Billancourt est également une importante ville ouvrière, secouée dans l’entre-deux-guerres par de grandes luttes sociales ponctuées par des grèves dont certaines sont restées célèbres : 1913, 1917, 1934, 1936. Il semble que c'est lors de cette première grève de 1913 qu'apparut l'expression politique qui fera flores dans les journaux "Il ne faut pas désespérer Billancourt", signifiant pour les gouvernements de ne pas prendre des mesures trop défavorables aux classes ouvrières ou jugées comme telles par ces dernières. modifier La Seconde Guerre mondialeDès août 1939, avant même la déclaration de guerre à l'Allemagne, la France prescrit « le rassemblement dans des centres spéciaux de tous les étrangers ressortissant de territoires appartenant à l'ennemi ». Aussi, quand l'Allemagne envahit la Pologne en septembre, le gouvernement n'hésite plus et entreprend l'arrestation de plusieurs milliers de réfugiés allemands ou autrichiens. Ceux-ci sont dans les débuts regroupés boulevard d'Auteuil, au nord de la ville, afin d'être parqués dans le stade Roland-Garros27. Au début du mois de juin 1940, les parisiens se pressent sur les routes pour échapper aux troupes allemandes, arrivées aux portes de la capitale. La mairie de Boulogne-Billancourt fait évacuer ses bureaux28, mais deux artilleurs s'empareront de la camionnette et s'enfuiront vers Sully-sur-Loire29. Le 14 juin 1940 les nazis entrent dans un Paris déclaré "ville ouverte" et défilent, le jour même, sur l'avenue Édouard Vaillant, de Paris au pont de Sèvres30. Dés lors, la capitale sera sous occupation allemande jusqu'en 1944. Pendant cette période plusieurs haut-gradés nazis occuperont les belles demeures du quartier des Princes (c'est par exemple le cas avenue Robert Schuman, rue Gutenberg ou rue des Pins)31. En 1942, la construction de l'actuel commissariat, initialement imaginé par Tony Garnier pour être un centre d'hygiène, est arrêtée par une ordonnance allemande32. La synagogue et l'école juive de la rue des Abondances seront dévastées en 1943 par les nazis33. Les Rothschild, famille de banquiers juifs, fuient en Grande-Bretagne en 1939, sous la menace allemande grandissante, délaissant ainsi leur château au nord ouest de la ville. Du 1er juillet 1940 au 19 août 194431, les allemands installent dans la propriété désertée l'état-major de la Kriegsmarine et pillent le château. Les œuvres d’art, meubles, tableaux, statues sont envoyés en Allemagne tandis que la décoration intérieure est saccagée et les parquets et les lambris passent en bois de chauffe. À la Libération les Américains en font un centre de transit. Les pagodes et folies du parc sont détruites, le reste de la décoration intérieure disparaît. Le parc est réquisitionné pour servir de parkings pour les poids lourds. À son retour la famille Rothschild découvre son château saccagé et quitte Boulogne pour la Suisse3435. La ville subit en 1942 et 1943 de violents bombardements anglo-américains, qui visaient les usines Renault, alors sous contrôle allemand36. Le premier bombardement a lieu le 3 mars 1942 vers 21h, par la RAF. 220 appareils larguent 475 tonnes de bombes. Le nombre de victimes au sein de l'usine Renault (7 tués et 6 blessés) est faible, mais la population alentour, qui n'avait pas forcément jugé nécessaire de gagner les abris, est durement touchée (environ 600 morts et 1500 blessés 37). À Paris, on monte sur la butte Montmartre pour applaudir patriotiquement le bombardement38. En juin 1942, la production des usines Renault a repris son cours et la population se doute que de nouveaux bombardements vont se produire. Le dimanche 4 avril 1943, ce sont les Américains qui lancent un raid de 88 appareils, larguant 250 tonnes de bombes. Le bilan est d'environ 350 morts et 500 blessés. Si la voûte du métropolitain n'avait pas été touchée en 1942, il n'en est pas de même ce jour là, où des voyageurs, descendant d'une rame de wagons qui venait d'arriver à la station Pont de Sèvres, périrent sur place, écrasés ou brûlés. (Le métro servira néanmoins d'abris pour nombre de boulonnais durant les alertes, notamment à Marcel Sembat où des milliers de personnes stationnaient certains jours devant les bouches de métro afin d'y pénétrer30). Un nouveau raid est lancé le 15 septembre 1943 par 81 appareils larguant 250 tonnes de bombes. Le tir est imprécis et touche largement les quartiers et les communes avoisinantes. Le bilan est de 280 morts et 470 blessés. Ces bombardements meurtriers seront utilisés par la propagande collaborationniste pour tenter de dresser la population contre les Alliés. modifier La période contemporaineAprès la Seconde Guerre mondiale, et surtout à partir des années 1980, l’industrie lourde laisse la place aux activités tertiaires, notamment avec l’arrivée de sociétés informatiques, des entreprises du secteur audio-visuel, et des agences de publicité. modifier Démographie et populationAu 1er juillet 2005, l'Insee estimait la population de la ville de Boulogne-Billancourt à 110 300 habitants39, pour une superficie de 617 hectares, soit une densité de 17 876 habitants par km². Elle est ainsi, la 34e ville la plus peuplée de France40 et la deuxième d'Île-de-France après Paris. Ses habitants sont appelés les Boulonnais et les Boulonnaises. Estimant que cette appellation ignore les quartiers de Billancourt, certains - notamment chez les Verts - suggèrent qu'on les nomme Boulo-billancourtois41. modifier Économie
Répartition des entreprises localisées à Boulogne-Billancourt dans les différents secteurs, hors agriculture et administration, en janvier 2005. (Chiffres de l'INSEE, consultables sur le site de la mairie de Boulogne)
Boulogne-Billancourt est un des principaux pôles économiques de la région parisienne. Après son passé fortement marqué par plusieurs aventures industrielles, Boulogne-Billancourt s'est tourné résolument vers le secteur tertiaire (9 entreprises sur 10 en font partie, 85% des emplois localisés dans la commune y sont concentrés)44, et notamment les services aux entreprises, comme le montre le graphique ci-contre. De manière plus générale, une entreprise sur deux dans la commune est une société de services, tout comme plus d'un tiers des emplois s'y concentrent45. Avec 936 nouvelles entreprises créées en 2006, Boulogne se place comme la ville des Hauts-de-Seine la plus attractive en termes de créations d'emplois, devant les communes de Neuilly-sur-Seine (690 entreprises nouvelles en 2006) et d'Asnières-sur-Seine (534 entreprises)46. Bien que placée en deuxième position des villes les plus attractives en Île-de-France47, elle reste très loin derrière Paris, où 28 917 entreprises sont apparues en 2006. La même année, la ville accueillait plus de 12 000 entreprises, soit le deuxième plus grand parc francilien, après la capitale française44 (295 420 établissements46). Parmi ces entreprises, on compte de nombreux sièges sociaux ou principaux établissements de grands groupes :
Boulogne-Billancourt possède également une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. En juin 2005, le chômage était de 8%, soit près de deux points de moins que dans le reste de la France. La population boulonnaise est, en moyenne, une des plus aisées de la région parisienne, voire même de France. Elle se place en effet, au regard du nombre de résidents payant l'impôt de solidarité sur la fortune, en 5e position parmi les villes françaises de plus de 20 000 habitants (derrière Neuilly-sur-Seine, Saint-Cloud, Versailles et Saint-Germain-en-Laye)48. En 2005, les moyennes des revenus nets imposables par foyer fiscal :
Dans les années à venir, l'économie de Boulogne-Billancourt devrait profiter du réaménagement de l'île Seguin. modifier Administrationmodifier Liste des maires
modifier Situation administrativeLa ville est divisée en 3 cantons :
modifier ÉlectionsPour les échéances électorales de 2007 Boulogne-Billancourt fait partie des 82 communes51,52 de plus de 3500 habitants ayant utilisé les machines à voter. modifier Les différents quartiers
modifier Culturemodifier Monuments et curiosités
modifier Vie culturelle
Un salon du livre (3 éditions à ce jour) modifier Célébrités liées à la commune
modifier Vie quotidiennemodifier SécuritéLe taux de criminalité dans la commune est en 2008 de 5,85 faits constatés pour 1000 habitants, légèrement inférieur à la moyenne des villes des Hauts-de-Seine de plus de 20000 habitants (environ 6 pour 1000) et de la moyenne nationale (5,93). modifier SantéBoulogne-Billancourt est adhérent et membre du Conseil d'administration du Réseau français des Villes-Santé de l'OMS60 et participe à la mise en œuvre de projets de santé comme le Programme national de nutrition santé (initié par l'INPES) et le Plan national de lutte contre le cancer61. La ville possède depuis 1969 un hôpital de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris, l'hôpital Ambroise Paré (468 lits), situé à l'extrême nord de la commune (avenue Charles-de-Gaulle)62. Elle compte également diverses cliniques et cabinets pluridisciplinaires comme la clinique Montevideo (spécialisée dans la recherche et le traitement des addictions)63, l'Institut européen de chirurgie esthétique et plastique (IECEP)64 ou encore le Centre de rééducation et d’exploration médico-sportive de l’Ouest parisien (CREMSOP)65. modifier Transportsmodifier MétroBoulogne est déservie par deux lignes du réseau métropolitain de Paris. On accède au centre et au sud de la commune aux stations Marcel Sembat, Billancourt et Pont de Sèvres de la ligne 9. Le prolongement de cette ligne à Boulogne est d'une portée historique, puisque inauguré le 3 février 1934, il forme la première extension du métro parisien en banlieue66. Les deux autres stations boulonnaises, Boulogne - Jean Jaurès et Boulogne - Pont de Saint-Cloud, sur la ligne 10, sont elles bien plus récentes. Ouvertes respectivement le 3 octobre 1980 et le 2 octobre 1981, elles résultent d'une volonté de mieux desservir la ville, en particulier sa partie nord. modifier AutobusBoulogne bénéficie d'une large couverture par le réseau de bus de la RATP, soit plus de 20 lignes sur l'ensemble de la commune. Les sites les mieux déservis sont situés à la périphérie de la ville : le Pont de Sèvres à l'ouest, le carrefour des Anciens-Combattants (Porte de Boulogne) au nord et la Porte de Saint-Cloud à l'est. L'une des lignes les plus empruntées par les Boulonnais est le bus 123, puisqu'il traverse la ville du sud au nord en son axe principal qu'est le boulevard Jean Jaurès. Boulogne est également traversée par la ligne 026 RATP du réseau de bus Traverciel. Celle-ci relie la gare de La Celle-Saint-Cloud au Pont de Sèvres et est prolongée depuis le 2 janvier 2007, du lundi au samedi, jusqu'à l'Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt. Enfin, la RATP exploite à Boulogne une ligne de transport interurbain, le SUBB (Service urbain Val de Seine). En fonctionnement du lundi au samedi et entièrement gratuite, la ligne effectue deux circuits différents : l'un dit "boucle nord" (déservant entre autres l'Hôtel de Ville, la place Marcel Sembat et le Parchamp) et l'autre dit "boucle sud" (déservant entre autres l'Hôtel de Ville, le centre culturel de la Belle Feuille et la patinoire de Boulogne)67. modifier Trafic routier et stationnementDe par sa situation géographique, Boulogne est une ville de transit, et donc d'intense passage, entre Paris et sa banlieue. Aux heures de pointe, la ville connaît ainsi de nombreux embouteillages, particulièrement sur ses places (rond point Rhin et Danube, place Marcel Sembat...)68. Le 6 novembre 2002, la ville a doté tous ses horodateurs du système de paiement par carte Moneo. Sur ses 668 horodateurs, Boulogne compte 230 horodateurs mixtes (acceptant le paiement par carte ou par pièces) et 438 horodateurs à carte Moneo. En avril 2007, un rapport municipal indique que le système est sous-utilisé par les Boulonnais69. modifier Vélib'Le 11 juillet 2008, le Conseil d'État autorise le prolongement du réseau Vélib' au-delà des limites de la capitale et son extension dans une trentaine de communes, dont Boulogne-Billancourt70. Pierre-Christophe Baguet a dés lors exprimé le désir de faire de Boulogne la première ville de France après Paris à mettre en service le système de vélos en libre-service. 21 stations, dont cinq doubles, pouvant accueillir 650 vélos, sont prévues pour la fin 2008, voire le début 20097172. L'arrivée de Vélib' soulève cependant le problème de la rareté des pistes cyclables dans la commune. En effet, de nombreux riverains, notamment chez les Verts, dénoncent une voirie qui n'est pas prête à accueillir les cyclistes, en raison du trafic trop important et donc trop dangereux pour les vélos73. modifier EnseignementLa ville relève de l'Académie de Versailles. La circonscription fait partie, avec Issy-Les-Moulineaux, Saint-Cloud, Sèvres, Meudon, Garches, Vaucresson, Marnes-la-Coquette, Ville d'Avray et Chaville du bassin d'éducation de Boulogne74. On compte à Boulogne 21 écoles maternelles (dont 5 établissements privés), 17 écoles élémentaires (dont 5 établissement privés), 7 collèges (dont 3 établissements privés), un lycée professionnel (lycée Jules Marey) et enfin quatre lycées d'enseignement général et technologique (dont un seul public, le lycée Jacques Prévert)75. Outre les BTS délivrés dans les lycées Notre-Dame de Boulogne (lycée privé) et Jacques Prévert, la ville possède plusieurs établissements d'enseignement supérieur : une faculté de psychologie (unité de formation et de recherche de l'université Paris Descartes), le CFA (centre de formation d'apprentis) des comédiens et le Conservatoire national des arts et des métiers (CNAM) installé dans les locaux du lycée Jules Marey et destiné à la formation d'adultes dans toutes les fonctions de l'entreprise75. modifier Lieux de Cultes
La ville compte 8 mosquées et salles de prière. 76 modifier JumelagesDepuis 1955 :
Depuis 1968 : | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||