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Une bobine, self, solénoïde, ou auto-inductance est un composant courant en électrotechnique et électronique. Une bobine est constituée d'un bobinage ou enroulement d'un fil conducteur éventuellement autour d'un noyau en matériau ferromagnétique. Les physiciens français l'appellent couramment « bobine d'inductance » ou, plus souvent et abusivement, « inductance ». Cependant, le terme inductance désigne normalement la valeur en henry de l'impédance de la bobine. Le terme de bobine peut aussi désigner un dispositif destiné à produire des tensions élevées.
modifier Utilisations
Une bobine d'arrêt de 47mH.
Une bobine peut être employée pour diverses fonctions :
modifier Le dipôle bobineUne bobine est un terme générique en électricité pour désigner un dipôle formé de une à une multitude de spires de fil autour d'un noyau. Ce noyau peut être vide ou en un matériau favorisant l'induction magnétique (matériau ferromagnétique, afin d'augmenter la valeur de l'inductance). Il peut être également fermé, avec ou sans entrefer, afin de constituer un circuit magnétique fermé. Dans le cas d'une bobine avec noyau magnétique, il ne faut pas dépasser en valeur instantanée la valeur maximale de l’intensité prescrite par le constructeur. En cas de dépassement, même très bref, on risque de « saturer » le circuit magnétique, ce qui provoque une diminution de la valeur de l’inductance pouvant entraîner une surintensité. C'est donc un dipôle électrique auto-inductif plus ou moins linéaire qui est caractérisé principalement par son inductance, mais également par une résistance électrique (celle du fil utilisé, a priori faible), mais principale responsable des pertes. modifier Modèles de la bobine réelleLa bobine idéale est modélisée par une auto-inductance notée généralement L. Mais la bobine réelle (particulièrement si elle est bobinée autour d'un matériau ferromagnétique) est un dipôle complexe possédant de nombreux paramètres et aussi le siège de phénomènes physiques dont certains sont la cause de non-linéarité (par exemple les phénomènes d'hystérésis). modifier Modèles à dipôlesLes modèles les plus simples et les plus fréquemment utilisés sont ceux correspondant à l'association d'une inductance et d'une résistance : modifier Modèle sérieIl est constitué de l'association en série d'une inductance et d'une résistance : Il correspond à l'équation suivante modifier Modèle parallèleIl est constitué de l'association en parallèle d'une inductance et d'une résistance : Il correspond à l'équation suivante modifier Équivalence entre les deux modèlesEn régime sinusoïdal de fréquence f et de pulsation ω, les deux modèles précédents sont équivalents et interchangeables à condition de poser :
Avec modifier Modèles à trois dipôlesAux modèles précédents, il est parfois nécessaire d'ajouter un condensateur en parallèle avec l'ensemble afin de rendre compte des effets capacitifs apparaissant entre les spires. Cette valeur de capacité est très faible mais elle devient prédominante à très grande fréquence. modifier Relation entre la tension et l'intensitéLa tension uB aux bornes de la bobine et l'intensité i du courant sont reliés par l'équation différentielle : où L est l'inductance de la bobine et r sa résistance propre (dans le cas d'une bobine parfaite, r = 0). modifier Comportement d'une bobine soumise à un échelon de tensionLorsque la bobine est soumise brutalement à une tension constante E avec une résistance r en série, l'équation différentielle admet pour solution :
où modifier Démonstration mathématiqueSi on admet que les solutions de l'équation différentielle sont de la forme i = A + BeCt où A,B,C sont constantes et t le temps écoulé, alors
puis :
Pour vérifier cette équation, il faut que LC + r = 0 et E = rA puisque eCt varie en fonction du temps. On obtient alors : et : B peut alors prendre une infinité de valeurs. Ainsi, si la bobine est en charge, it = 0 = 0 d'où A + B = 0 et :
ce qui permet de trouver la solution de l'équation différentielle en i. modifier Démonstration usuelleLa solution de l'équation différentielle :
modifier Solution du régime libreSéparation des variables :
On intègre les deux membres Si x = y alors
modifier Solution du régime forcéLorsque la bobine est soumise à un échelon de tension
modifier Solution de l'équation
La détermination de la constante À l'intant
Souvent, dans les cas d'école, le courant initial est nul. On obtient alors : modifier Comportement en régime sinusoïdalPour obtenir les équations régissant le comportement d'une bobine réelle en régime sinusoïdal, il est nécessaire d'utiliser un des modèles décrit ci-dessus et de calculer l'impédance de la bobine soit en utilisant la représentation de Fresnel, soit en utilisant la transformation complexe. Avec le modèle série, l'impédance de la bobine s'écrit : ayant pour module : Du fait de son caractère inductif, l'intensité du courant sinusoïdal qui traverse la bobine soumise à une tension sinusoïdale présente un retard de phase Lorsque la bobine est réalisée autour d'un noyau ferromagnétique sans entrefer, les phénomènes de saturation magnétique et d'hystérésis entraînent des non-linéarités dans le comportement de la bobine : lorsqu'elle est soumise à une tension sinusoïdale, l'intensité du courant qui la traverse n'est pas purement sinusoïdal. Ces non linéarités sont très difficiles à prendre en compte. Elles sont souvent négligés en première approximation dans les calculs traditionnels. modifier Formules usuelles pour le calcul théorique de bobines
modifier Code de couleurs des bobinesAfin de marquer la valeur de l'inductance d'une bobine, il est parfois utilisé un code de couleur normalisé. Code de couleur pour les bobines selon la norme CEI 62-1974
modifier Le dispositif élévateur de tension bobineC'est un quadripôle mettant à profit le phénomène d'induction électromagnétique pour engendrer une impulsion sous une très haute tension. Elle est un des organes indispensables des moteurs à allumage commandé. modifier HistoriqueLes physiciens français Antoine Masson et Louis Breguet en 1841 en firent les premiers essais. Dès 1836, Antoine Masson avait produit des courants sous haute tension en provoquant des interruptions rapides du courant produit par une pile. La bobine qu'il construisit en 1841 avec Breguet lui servit à produire des décharges dans des gaz raréfiés. Le mécanicien Ruhmkorff perfectionna le système pour les besoins de la physique expérimentale, on lui doit la Bobine de Ruhmkorff. modifier PrincipeC'est une alimentation à découpage de type Flyback, c’est-à-dire deux circuits magnétiquement couplés dont l'un, appelé enroulement basse tension, comportant peu de spires est relié à l'alimentation, alors que l'autre est connecté à l'utilisation. Ce deuxième enroulement comporte beaucoup plus de spires et porte généralement de nom d'enroulement haute tension. Le fonctionnement se fait en deux temps :
modifier Voir aussimodifier Liens internes
modifier Liens externes |
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