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L’agriculture biologique est un système de production agricole spécifique qui exclut l'usage d’engrais, de pesticides de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés. Il s'agit d'un système qui gère de façon globale la production en favorisant l'agrosystème mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques1. Les agriculteurs qui pratiquent ce type d'agriculture misent, par exemple, sur la rotation des cultures, l'engrais vert, le compostage, la lutte biologique, et le sarclage mécanique pour maintenir la productivité des sols et le contrôle des maladies et des parasites. L'agriculture biologique peut être considérée comme une des approches de l'agriculture durable1, la différence étant que l'épithète biologique implique une certification attribuée qui correspond à des normes légales. Les méthodes biologiques sont étudiées en agroécologie. Plusieurs labels internationaux de reconnaissance pour ce type d'agriculture ont été définis, dont le Label AB. Dans le monde, environ 31 millions d'hectares sont consacrés à l'agriculture biologique2.
modifier Le labelL'agriculture biologique est réglementée au niveau international et définie légalement par de nombreux pays. Ces réglementations sont généralement basées sur les normes de la Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique (IFOAM)3, association internationale coordonnant les organisations actives dans le secteur bio. Les cahiers des charges du Label AB ne portent pas sur la qualité des produits, mais sur le respect de l'environnement. Néanmoins, les recherches du Professeur Henri Joyeux, comparant Agriculture Biologique, Raisonnée, et Conventionelle tendent à montrer que les aliments issus de l'Agriculture Biologique sont qualitativement supérieurs à ceux de l'Agriculture Conventionnelle4. On parlera aussi d'achats durables pour les clients (entreprises, entités publiques et particuliers) achetant des produits bio. modifier FondementsComme équivalent anglophone ( Organic agriculture ), l'expression francophone Agriculture biologique apparue vers 1950 est, au sens propre, un pléonasme car il n'existe pas d'agriculture non biologique ni non-organique. Mais elle a été choisie pour différentier cette agriculture des systèmes de production agricoles faisant appel aux intrants chimiques (engrais), les pesticides dits « phytosanitaires » (tels que herbicides, insecticides ou fongicides, hormones de synthèses, antiparasitaires…), car polluants5 et ne participant pas à une agriculture durable. Bien que l'utilisation massive de la chimie en agriculture soit récente, on la désigne souvent comme agriculture conventionnelle face à l'agriculture biologique. L'agriculture biologique est en plein développement6 et comprend tout un éventail de techniques allant de l'agriculture biologique intensive à des pratiques agricoles basées sur une vision de la nature comme l'agriculture biodynamique qui prend en compte le cycle des saisons, le cycle lunaire et des planètes de façon très précise afin d'augmenter le rendement des cultures et de permettre leur développement de manière naturelle et plus efficace. modifier L'agriculture biologique dans le mondeUne Conférence internationale ONU/FAO de mai 20077 sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire a conclu qu'à échelle mondiale, l’agriculture biologique, si elle est soutenue par une volonté politique, peut :
Le Président de la Conférence a appelé la constitution d'un réseau international de recherche et de vulgarisation en faveur de l'agriculture biologique et des sciences agroécologiques, en estimant que plus d'argent et moyens publiques devrait y être consacrés. Il estime aussi que les mêmes règles devraient être appliquées à tous. Toutefois, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a fait le point sur la confusion entretenue sur cette conférence et la position de la FAO. En effet, s'il constate que l'agriculture biologique peut contribuer à la lutte contre la faim dans le monde, il n'en reste pas moins que selon lui, seule l'utilisation de produits phytosanitaires, de manière judicieuse, est à même de la combattre8. modifier Production mondialeElle dépassait en 2007 les 31 millions d'hectares, avec de fortes variations régionales.
modifier Au QuébecUn nombre croissant[réf. nécessaire] d' agriculteurs au Québec se tournent vers l'agriculture biologique pour répondre à la demande des consommateurs. Deux organismes de certification agissent officiellement au Québec, l'organisme Québec Vrai10 et Garantie bio/Écocert modifier En SuisseLe "bio" a connu un bel essor[réf. nécessaire], en grande partie grâce aux grandes surfaces. Le label le plus connu est le « Bourgeon ». Leurs productions sont contrôlées uniquement par Bio.inspecta (un organisme indépendant) depuis le 1er janvier 2007. Ce label est réputé pour être un des plus strict d'Europe. Les Suisses ont dépensé en moyenne 160.-CH en 200511, ce qui fait d'eux les plus gros consommateurs mondiaux de produits biologiques. En 2006, environ 11% des exploitations agricoles sont certifiées "bio"12. Le marché biologique a commencé à stagner pour la première fois en 2005. On explique ce recul par un cahier des charges trop strict ou encore par les baisses de prix dans les grandes surfaces.[réf. nécessaire] Malgré cela, les responsables du Bourgeon sont restés optimistes lors des 25 ans de Bio Suisse le 18 août 2006 et pensent que la qualité est supérieure et en rapport avec leur prix. La Politique Agricole 2011 devra permettre à une exploitation de bénéficier d'un label bio, même si les parcelles ne sont pas toutes cultivées en bio. Bio Suisse qui détient le label Bourgeon conteste cet assouplissement13. modifier Dans l'Union européennemodifier LégislationAu sein de l’Union européenne, le premier règlement sur l'agriculture biologique est entré en vigueur en 1992 (Règlement n° 2092/91), suivi en août 1999, de règles relatives à la production, l'étiquetage et l'inspection en matière d'élevage (Règlement n° 1804/1999). Les règles de base sont l'interdiction d'utiliser des engrais chimiques et pesticides ou herbicides de synthèse. L'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM) est également interdite. Les produits de l'agriculture biologique bénéficient de marques et de logos protégés au niveau européen. Un plan d'action pour harmoniser le cahier des charges en matière de production biologique par la Commission européenne est paru le 12 juin 2007. Le réglement finalement adopté par le Conseil le 28 juin 2007, donc sans vote parlementaire, considère la présence d'OGM comme « techniquement inévitable ». Ce règlement autorise la présence d'OGM dans les produits biologiques européens jusqu'à hauteur de 0,9%, qualifiant ce seuil de « présence accidentelle » ; certains y voient un « laxisme »14 et le choix politique délibéré de promouvoir la culture d'OGM en Europe et par conséquent leur dissémination. C'est aux agriculteurs biologiques que reviendra la lourde charge financière de prouver que la contamination ne résulte pas d'une négligence de leur part ! modifier Place dans la politique agricole européenne du début du XXIe siècleSelon l'Agenda 2000, les agriculteurs sont tenus de respecter certaines normes environnementales de base, sans recevoir de compensation financière. Ils sont également soumis au respect du principe de pollueur-payeur. Cependant, les mesures agri-environnementales proposent de rémunérer les agriculteurs souscrivant à des engagements allant au-delà des bonnes pratiques agricoles. En particulier, la pratique de l'agriculture biologique permet de percevoir des primes. De plus, l'agriculteur biologique peut recevoir des aides aux investissements. Ces actions devraient tendre à favoriser l'adoption de pratiques d'agriculture biologique. Les aides européennes à la conversion divergent d'un pays à un autre. En Autriche, l'aide à la conversion est de 450 euros par hectare. En France l'aide est accordée sur une période de 5 ans :
Ensuite, en France, les agriculteurs bio peuvent bénéficier d'une aide au maintien. Ces aides sont cumulables avec les aides accordés à l'agriculture conventionnel. Il existe de plus, de nombreux programmes locaux d'aides à l'agriculture biologique et un crédit d'impôt réservés aux agriculteurs "biologiques". Depuis l'adoption du règlement européen de 1992, de nombreuses exploitations se sont converties à ce nouveau type de production agricole. Un nouveau règlement européen sur le bio entrera en vigueur en 2009. modifier Production3 9 % de la superficie agricole utilisée de l'UE25 en 2005 (6,5 millions d'hectares) était consacrée à l'agriculture biologique, mais avec de fortes variations de surface selon les pays. Globalement, l’agriculture biologique reste marginale15. Surface (en Bio) par pays : la plus grande était en 2005 en Italie (1,1 million d'hectares, soit 17% du total de l'UE25), devant l'Allemagne et l'Espagne (0,8 million d'hectares chacun, soit 13%)16. Pourcentage de la surface agricole utilisée : l'Autriche était en 2005 en tête avec 11,0%, suivie de l'Italie (8,4%), la République tchèque et la Grèce (7,2% chacun). Les taux les plus faibles étaient mesurés à Malte (0,1%), Pologne (0,6%) et Irlande (0,8%). Pourcentage des exploitations en bio, dans l'UE25 : 1,6% en 2005) Surface moyenne des exploitations bio dans l'UE25,en 2005 : Elle est supérieure à celle d'une exploitation moyenne conventionelle. 39 hectares (ha) par exploitation certifiée biologique, contre 16 ha par exploitation moyenne. Les fermes bio couvrant les plus grandes surface étaient en Slovaquie (463 ha par exploitation), en République tchèque (305 ha), au Portugal (148 ha) et au Royaume-Uni (142 ha). Evolution : pour l'UE15, la part des cultures cultivées en bio est passée de 1,8% en 1998 à 4,1% en 2005. La part de la surface en cours de conversion dans le total des surfaces cultivées en bio, varie fortement, de moins de 10% au Danemark (1%), aux Pays-Bas (4%), en Finlande (8%) et en Suède (9%) à plus de 80% à Malte (100%), Chypre (87%) ou en Lettonie (83%), pays ou le développement de la certification bio est plus récent.
modifier En AllemagneDe nombreux labels existent avec des cahiers des charges très différents. La grande écocitoyenneté des Allemands est une des explications du grand développement de l'agriculture biologique. modifier En Belgique, en 2005La part belge de la superficie européenne cultivée en bio était de 1,7%, cultivés sur 22 994 ha, soit 0,4% de la superficie totale consacrée à l'agriculture biologique. La taille moyenne des exploitations biologiques était de 31,9 ha/exploitation, à comparer à une taille moyenne de 26,9 ha/exploitation (bio et non-bio). La Part de la superficie en cours de conversion dans la superficie totale consacrée à l'agriculture biologique était de 14,0%réf. à confirmer : 17. modifier En FranceDans les années 1970, un mouvement sociétal de retour à la nature favorise le développement de modes de productions biologiques. Le terme agriculture biologique est légalement protégé en France depuis la loi d'orientation agricole du 4 juillet 1980 et le décret du 10 mars 1981, lesquels l'ont définie, et ont fixé les conditions d'homologation des cahiers des charges et précisé les substances pouvant être utilisées dans la production, la conservation et la transformation des produits agricoles dits biologiques. La consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique a progressé de près de 10 % en moyenne par an depuis 1999, pour représenter 1,56 milliard d'euros en 2005, tandis que la demande annuelle d'aliments conventionnels n'augmentait que de 3,6 %, selon l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique En 2005, le marché français des produits alimentaires biologiques s'élevait à 1,6 milliard d'euros, le poste le plus important étant celui des fruits et légumes, qui totalise 264 millions d'euros. Mais l'ensemble des produits vendus aux rayons crémerie - produits laitiers (132 millions d'euros), lait (99 millions) et œufs (95 millions) - représentent eux-mêmes 21 % de la consommation des aliments bio, avec un total de 326 millions d'euros. L'agriculture biologique française représente 8,81% de l'agriculture biologique européenne18). Fin 2006, 11 640 exploitations étaient engagées en agriculture biologique, soit 552 824 hectares représentant 2 % de la SAU nationale, dont 53 235 hectares sont en conversion. En 2007, la Surface agricole utile (SAU) consacré à l'Agriculture Biologique était de 2%. Le nombre des agriculteurs bio a légèrement augmenté, passant de 10 000 producteurs en 1982 à 11 640 en 2007. Le label Agriculture biologique : Les pionniers de l'agriculture biologique en France ont mis plusieurs années à obtenir une reconnaissance officielle du label AB par les pouvoirs publics en 1993. Le label Agriculture Biologique (Logo AB) est aujourd'hui reconnu par le Ministère de l'Agriculture, un cahier des charges précis définit les règles permettant d'être certifié. Il garantit que l'aliment est composé d’au moins 95 % d’ingrédients issus du mode de production biologique. Plusieurs organismes certificateurs ont l'autorisation de délivrer la certification19 : Aclave, Agrocert, ECOCERT, Qualité France SA, Ulase, SGS ICS Le label Nature & progrès : Nature & progrès est à l'origine en 1970 du premier cahier des charges bio au Monde, homologué en 1986 par les pouvoirs publics. La mention Nature & progrès intègre, dans une démarche globale, des domaines écologiques, économiques et humains.20 L'Image de l'agriculture biologique en France : Selon une enquête de l'institut CSA, réalisée fin 2005, pour l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique :
Les Réseaux de distribution :
modifier Agriculture biologique et agriculture conventionnelleL'opposition entre ces deux types d'agriculture n'est pas aussi radicale que cela peut apparaître à première vue. D'une part, le cahier des charges de l'agriculture biologique préconise un certain nombre de mesures de gestion qui peuvent s'appliquer en agriculture classique, par exemple la rotation des cultures, ou le délai minimum d'abattage des animaux, qui s'impose aussi pour certains labels de qualité. D'autre part, l'interdiction de produits chimiques (les cahiers des charges les définissent précisément) n'est pas totale en agriculture bio, elle est plus restrictive, les pyrèthres naturels et la roténone, deux insecticides naturels tirés de végétaux sont autorisés, ils ont une biodégradabilité rapide et, s'agissant des pyrèthres, sont moins nocifs qu'un grand nombre d'insecticides issus de la chimie de synthèse. L'usage de la roténone est actuellement contesté, d'abord du fait de son très large spectre, et enfin suite à la découverte du fait que son exposition chronique provoque la maladie de Parkinson chez les rats21, et que la banalisation de son emploi coïncide avec l'augmentation de cas de maladie de Parkinson22. Les agriculteurs bio préfèrent maintenir les équilibres de la faune auxiliaire (y compris les bousiers nécessaires au recyclage rapide des excréments animaux dans le sols23) en favorisant la faune utile et les prédateurs naturels plutôt qu'éliminer indistinctement toute activité animale, même si l'usage autorisé de roténone n'est pas très sélectif. Un exemple qui n'est plus controversé est celui de la bouillie bordelaise (à base de sulfate de cuivre) utilisée entre autre en viticulture et arboriculture fruitière (pas seulement en agriculture biologique): elle est autorisée alors que la toxicité du cuivre pour les milieux aquatiques et les sols va conduire à une réduction drastique de son usage, y compris en agriculture classique; déjà les effet nocifs du cuivre avaient entraîné une diminution des doses de cuivre autorisées et le recours de plus en plus fréquent à d'autres méthodes. Cette évolution constitue une contrainte forte pour la production biologique de vin qui s'appuie quasi exclusivement sur le cuivre pour contrôler Plasmopara viticola, agent du mildiou de la vigne. L'agriculture bio élimine un certain nombre de risques sanitaires induits par l'usage, ou l'abus de certains intrants chimiques, mais elle introduit des facteurs de risque liés à certaines pratiques :
L'agriculture biologique a aussi permis de maintenir ou de développer de nombreuses techniques et technologies innovantes dont la plupart se diffusent lentement dans l'agriculture productiviste et possèdent des avantages non négligeables :
Parmi les impacts écologiques et sociaux, avantageux ou non, selon le point de vue :
Néanmoins, elle se diffuse très lentement dans le milieu agricole professionnel et reste marginale, malgré les aides importantes à la reconversion. Elle trouve la plupart de ses adeptes et défenseurs parmi les néo-ruraux et les mouvements écologistes des villes. Nombreuses sont les collectivités territoriales à favoriser activement l'agriculture biologique, notamment en imposant l'utilisation de produits issus de l'agriculture biologique dans les cantines. modifier Rendements de l'agriculture biologiqueLes détracteurs de l’agriculture biologique lui imputent un rendement à l’hectare très faible, en particulier du fait de la nécessité de laisser les sols en jachère (en réalité il est plutôt proposé d'y faire pousser alternativement des plantes à forte captation en azote comme le trèfle et d'y faire paitre des vaches pour fertiliser le sol). Cette vision est à relativiser car elle se base sur une vision à court terme et avec de grossières approximations. Par exemple, la statistique souvent citée selon laquelle une transition vers l’agriculture biologique aux Etats-Unis ne permettrait de produire qu’un quart de la nourriture produite actuellement est basée sur une étude du Département américain de l’agriculture montrant que tout le fumier des Etats-unis ne pourrait couvrir qu’un quart des besoins en engrais du pays - mais oublie que l’agriculture biologique ne dépend pas que du fumier. Une étude menée par l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique en Suisse a montré que les fermes biologiques avaient un rendement inférieur de seulement 20% aux fermes conventionnelles sur une période de 21 ans car il faut du temps pour qu'un sol lavé par les intrants redevienne fertile. L’agriculture biologique a été comparée à l’agriculture classique dans des études, portant tant sur le riz au Bangladesh26, sur l’élevage du mouton en Nouvelle-Zélande27, les pommes28, le maïs29 ou le soja29 aux États-Unis et les cultures de céréales en Suisse30. Nombreuses sont les études qui révèlent des rendements similaires pour les produits biologiques et ceux obtenus selon les systèmes classiques26,28,31,32. Certaines études indiquent que les rendement biologiques sont de l’ordre de 80 % des rendements classiques ou même de 50 %26,29, 33. Il y a aussi des études qui affirment que les rendements biologiques sont supérieurs aux rendements classiques, certains de 200 à 300 %29. De la même manière contrairement à ce qui est avancé par ses détracteurs, le cout énergétique de l'agriculture biologique ne semble pas supérieur à l'agriculture intensive. Martin Entz, de l’Université du Manitoba, a comparé l’utilisation de l’énergie dans des parcelles de recherche. Il conclut que la production biologique utilisait moins de la moitié de l’énergie utilisée dans la production classique et qu’une grande partie de cette différence était due à l’apport des engrais. De plus, la production classique dégageait de 2 à 2,5 fois plus de CO2 et utilisait de 2,2 à 2,8 fois plus d’énergie que la production biologique. Les systèmes biologiques utiliseraient de façon constante moins d’énergie à l’acre ou à la calorie de produit alimentaire obtenu34. modifier Notes et références
modifier Voir aussimodifier Bibliographie
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