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Le système éducatif français s'est considérablement démocratisé durant le XXe siècle.. Depuis 1959 (réforme Berthoin), l’instruction y est obligatoire de 6 à 16 ans. Elle est dispensée dans toutes sortes d’établissements scolaires, relevant pour la plupart du ministère de l’Éducation nationale, et parfois au sein de la famille dans le cadre légal de l’école à la maison. Les effectifs totaux d’élèves et d’étudiants atteignent 15 millions, c’est-à-dire qu’un quart de la population suit des études. Le budget de l’éducation nationale représente 7,1% du PIB de la France. D’après L’Express du 23 septembre 1999, 61,4 % de la population active salariée est « sans diplôme » ou titulaire d’un diplôme « inférieur au bac » en France. Selon le programme PISA de comparaison des systèmes éducatifs nationaux, les résultats du système éducatif français sont en en net recul par rapport aux autres Etats membres de l'OCDE1 sans que cela ne sucite de profonds débats sur l'efficacité du sytème éducatif français dans la concurrence mondiale..
modifier HistoireEn raison des enjeux politiques, économiques, sociaux, idéologiques et culturels posés par l’enseignement en France, l’histoire du système éducatif français est marquée par des évolutions lentes et quelques changements plus nets, à l’occasion de réformes marquantes. La plus importante est sans doute celle des lois Jules Ferry, qui affirment l’obligation de l’instruction, la gratuité et la laïcité de l’enseignement public. modifier Organisation généralemodifier Financement et prérogativesEn France, l’organisation et la gestion de l’enseignement sont confiées au Ministère de l’Éducation nationale ainsi qu’au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ceux-ci ont la responsabilité de l’organisation et de l’administration de l’ensemble du système éducatif, et ce, depuis l’école maternelle à l’enseignement supérieur. Toutefois, d’autres ministères complètent son action, notamment le ministère de l’Agriculture. Néanmoins, les lois de décentralisation de 1982-83 et 2003-04 ont transféré certaines compétences – certes limitées – aux collectivités territoriales, selon le principe de compétences partagées. Le constat fut alors fait que certaines missions jusqu’alors assumées par l’État pouvaient être confiées aux communes, départements et régions, sans pour autant remettre en cause le principe d’égalité face au service public de l’enseignement. Ainsi, ce sont des compétences matérielles qui ont été déléguées aux collectivités, les compétences liées à l’enseignement restant du strict domaine de l’État. Celui-ci verse une dotation générale de décentralisation aux collectivités territoriales afin que ces dernières puissent assumer les compétences liées au fonctionnement des établissements et autrefois assumées par le ministère de l’Éducation nationale. La dotation départementale d’équipement des collèges (DDEC) et la dotation régionale d’équipement des lycées (DREL) – fixées par la loi – sont attribuées aux départements et régions afin de leur permettre d’assumer leurs missions de construction et rénovation des établissements. modifier Les compétences des collectivités territoriales
Les collectivités votent annuellement une dotation de fonctionnement pour chacun des établissements relevant de leurs attributions. Les collèges et lycées (qui jouissent du statut d’établissement public local d'enseignement (EPLE)) gèrent de manière autonome leur budget en conseil d’administration, sous la direction du chef d’établissement et de l’agent comptable (deux fonctionnaires d’État nommés par le ministre de l’Éducation nationale, le chef d’établissement étant son représentant dans l’établissement), et sous le contrôle de la collectivité de rattachement, mais également de l’administration rectorale. Les communes, départements ou régions peuvent organiser dans les établissements scolaires, pendant leurs heures d’ouverture et avec l’accord des conseils et autorités responsables de leur fonctionnement, des activités éducatives, sportives et culturelles complémentaires. Ces activités sont facultatives et ne peuvent se substituer ni porter atteinte aux activités d’enseignement et de formation fixées par l’État. Les communes, départements et régions en supportent la charge financière. Des agents de l’État, dont la rémunération leur incombe, peuvent être mis à leur disposition. Les lois de décentralisation de 2003 ont transféré le recrutement, la rémunération et la gestion de carrière des personnels techniques et ouvriers des collèges et lycées aux collectivités territoriales, l’État transférant les fonds nécessaires à ces nouvelles responsabilités. Les personnels de cette catégorie exerçant dans les services administratifs (Administration centrale, rectorats…) et l’enseignement supérieur restent sous la tutelle de l’État. modifier Les compétences partagéesDans le domaine des compétences partagées avec l’État, les collectivités élaborent des programmes d’investissement afin de programmer les constructions, rénovations et/ou restructurations des établissements de leur juridiction. Pour les nouvelles constructions, les collectivités déterminent la capacité d’accueil, la localisation et le mode d’hébergement des élèves ; nonobstant, c’est le préfet qui détient le dernier mot après avis de l’autorité académique. Le recteur d'académie et l’inspecteur d'Académie arrêtent la structure pédagogique des établissements, et le ministère pourvoit les postes en personnel enseignant. Les régions et départements sont représentés dans les conseils d’administration des EPLE, mais également dans les Conseils académiques de l’éducation nationale (CAEN) et les Conseils départementaux de l’éducation nationale (CDEN). modifier Les compétences de l’ÉtatLes compétences de l’État en matière d’éducation sont principalement exercées par le Ministère de l’Éducation nationale et celui chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Pour sa part, l’État garde la haute main sur l’enseignement en tant que tel, ce qui semble devoir s’imposer dans un pays où l’instruction est considérée comme un des ciments de la nation et un des garants de l’égalité républicaine. Les lois de décentralisation de 1982 disposent ainsi que l’État conserve la responsabilité du service public de l’enseignement, c’est-à-dire du « contenu et de l’organisation de l’action éducatrice ainsi que la gestion des personnels et des établissements qui y concourent ». L’État est par conséquent responsable :
Les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur assument également un certain nombre d’autres compétences, tels l’attribution de bourses, l’action sociale et sanitaire en milieu scolaire et universitaire… L’État reste également propriétaire des universités et des établissements d’enseignement supérieur et abonde la plus grande partie de leur budget matériel (constructions, rénovations, fournitures…) et pédagogique (bibliothèques…). Les personnels universitaires - tant enseignants qu’ingénieurs, administratifs et ouvriers - relèvent également de l’Éducation nationale qui les rémunère sur son propre budget. Toutefois, les collectivités territoriales peuvent participer au financement et à la vie des établissements universitaires. Toutefois, l’enseignement agricole relève du ministère de l’Agriculture et certains ministères - la Défense (Lycée de la défense), les Finances… - disposent d’établissements propres aux niveaux secondaires et supérieurs destinés à former les élèves et étudiants se destinant à certaines carrières spécifiques aux administrations concernées. L’État garde la haute main sur l’enseignement en tant que tel, c’est-à-dire du « contenu et de l’organisation de l’action éducatrice ainsi que la gestion des personnels et des établissements qui y concourent ». La gestion matérielle des établissements est déléguée aux communes et aux régions. La France dépense en moyenne 6 800 euros par étudiant2 contre 9 000 euros en moyenne dans les pays de l’OCDE. modifier L’enseignement privéLa France reconnaît la liberté d'enseignement et il existe donc également des établissements privés. Dans le primaire et le secondaire, la plupart sont confessionnels et partiellement financés par l’État. Il existe toutefois des écoles privées hors contrat. Les établissements privés d’enseignement supérieur, très nombreux et souvent spécialisés, sont rarement confessionnels mais plutôt consulaires. Les frais de scolarité peuvent y être très élevés. modifier Recrutement et formation des enseignantsLa france est le seul pays d'europe avec le Luxembourg où les enseignants sont recrutés sur concours avant même d'avoir reçu une formation pédagogique3. Ce sont donc les "meilleurs" élèves d'une génération qui doivent trtansmettre le savoir. Ceci explique les difficultés que les enseignants français ont à répondre au défi de la massification. Ceci explique peut-être pourquoi les enseignants français sont très réceptifs à l'idée que tout le monde ne peut pas assimiler l'enseignement secondaire du collège et encore moins du lycée4. À l’issue du concours, les lauréats bénéficient d’une formation d’un an en IUFM pendant laquelle ils alternent stages en responsabilité et formation théorique et doivent rédiger un mémoire professionnel. Les étudiants souhaitant se consacrer à l’enseignement catholique passent le concours d’entrée au Centre de formation pédagogique de leur diocèse, leur parcours est quasiment identique à celui des étudiants en IUFM. Un jury valide leur formation et proclame, ou non, leur titularisation dans le corps enseignant. Une fois titularisé, l'enseignant à la garantier d'emploi jusqu'à sa retraite (sauf faute grave. Pascal Bressoux, Franz Kramarz et Corinne Prost ont mené une enquête sur l'efficacité de la formation pédagogique des IUFM5. Ils ont pour cela comparé les résultats des élèves des instituteurs ayant suivi les deux années de formations et ceux des instituteurs de la liste complémentaires qui commencent tout de suite à enseigner sans suivre la formation des IUFM6. Ils ont pu démontrer que les nouveaux enseignants ayant bénéficié de la formation de deux ans font mieux progresser leurs élèves que ceux qui ont été directement affectés à l'issue du concours, particulièrement en mathématiques. Une meilleure formation des maitres est donc bien une voie d'amélioration du rendement pédagogique7. Les enseignants-chercheurs sont recrutés par un concours sur dossier. Ils doivent d’abord être approuvés par le Conseil national des universités (instance en partie élue, en partie nommée par le ministère) et puis passer devant un comité de sélection constitué au sein de l’établissement où le poste est à pourvoir. Lors de l’entrée en vigueur complète de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités, ces comités de sélection se substitueront aux commissions de spécialistes8, qui jusque-là étaient en charge de la sélection finale des candidats, et dont le fonctionnement était critiqué9. modifier Coût et financementLe coût annuel moyen d’un collégien français atteint 7 401 euros et a augmenté de 33 % entre 1990 et 2004 ; le coût annuel moyen d’un lycéen est d’environ 10 000 euros, et les dépenses ont augmenté de 50 % sur la même période10. Aujourd'hui, très peu de personnes pensent que pour améliorer les performances des élèves, il faut augmenter les dépenses dans le primaire et le secpondaire. Le débat porte sur autre chose. Le problème est est 'inciter les établissemenys scolaires à délivrer le meilleur service aux enfants pour le meilleur coût pour le contribuable11. les universités françaises souffrent d'un problème de sous-financement. En France, les droits d'inscription des étudiants aux universités ne correspondent qu'à 3% du budget total des universités, les reste étant essentiellement alloué par l'Etat12. Le problème est aujourd'hui de trouver de nouveaux financements tout en préservant l'accés aux études supérieures au plus grand nombre13. Un étudiant en classe préparatoire coûte ( fosi plus cher qu'un étudiant de premeir cycle dans une université14. Or, les grandes écoles sont presque exclusivement fréquentées par les enfants des classes supérieurs ou des enseignants15. modifier Organisation scolaireLe système éducatif est divisé en plusieurs niveaux : maternel, primaire, secondaire, professionnel, apprentissage et supérieur. Il faut prendre également en compte la formation continue. modifier L'école maternelleLes enfants entrent à l'école maternelle l'année de leur trois ans au mois de septembre. Les enseignants sont les mêmes que dans le primaire. l'école maternelle obéit à un programme national précis et détaillé. À l’école maternelle où l’élève passe trois ou quatre ans (il a alors entre 2 et 6 ans) en toute petite section, petite section, moyenne section et grande section. La scolarisation à deux ans est très variable selon les régions et les zones (plus fréquente dans les ZEP). Elle conserne le plus souvent les enfants les plus âgées de leur classe d'âge, ceux nés en début d'année. Une enquête menée pour le ministre de l'éducation montre que les enfants scolarisés à deux ans s'intégrent plut^tot mieux dans le cursus scolaire et redoublement moins souvent le CP et le CE1 mais contrairement aux ambitions affichées, les classes des deux ans sont surtout fréquement par les enfants des familles aisés ou d'enseignants16. De ce fait, les résultats de l'enquête sont quelque peu biaisés. Il semblerait que la scolarisation anticipée n'a pas réellement d'effet bénéfique sur les enfants17. De plus, l'essentiel des hierarchies scolaires est déjà en place à la fin de la grande section. L'école maternelle française ne parvient pas à amener les petis sur un pird d'égalité. Une partie de l'explication pourrait être le fonctionnement déjà très scolaire de la grande section18. Il faut cependant reconnaitre que 25 à 30 enfants par classe n'aident pad à développer les potentiel des enfants les plus fragiles. modifier L’enseignement primaireIl se divise en trois cycles et se déroule souvent dans des établissements différents. La fréquentation de l’école n’est pas obligatoire mais l’instruction de l’enfant l’est à partir de six ans et ne concerne donc pas les élèves de l’école maternelle, sauf ceux nés en début d’année, pour la grande section. À l’école élémentaire appelée parfois abusivement primaire, l’élève reste cinq ans (il a alors entre 6 et 11 ans). Les classes sont le cours préparatoire (CP, cycle 2), le cours élémentaire niveaux 1 (CE1, cycle 2) et 2 (CE2, cycle 3), le cours moyen niveaux 1 (CM1, cycle 3) et 2 (CM2, cycle 3). À l’école primaire, qui regroupe des classes de niveaux maternelle et élémentaire, l’enfant peut passer 9 années, de 2 à 11 ans (il s’agit en général d’écoles rurales). Le cycle 1, cycle des apprentissages premiers, concerne les élèves de TPS, PS, et MS. Le cycle 2, cycle des apprentissages fondamentaux, concerne les élèves de GS, CP et CE1. Le cycle 3, cycle des approfondissements, concerne les élèves de CE2, CM1, CM2. La grande section est à cheval sur deux cycles. modifier Prise en charge de la difficulté scolaireLes programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) sont mis en place ponctuellement sur des difficultés localisées, notamment révélées par les évaluations nationales. Les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) peuvent aider un élève en difficulté , toujours avec l’accord de la famille, selon trois types de modalités : dominante pédagogique, dominante rééducative, psychologique. En cas de difficulté plus sévère, des équipes éducatives peuvent être mises en place afin d’évaluer les besoins de l’élève et d’y répondre au plus près ou d’orienter vers le secteur thérapeutique. Une orientation en classe spécialisée peut également être proposée. La demande doit alors être faite à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Celle-ci instruit le dossier en demandant des bilans éducatifs, pédagogiques, thérapeutiques, sociaux et propose une orientation. En aucun cas une décision n’est prise sans l’accord de la famille. modifier La scolarisation des élèves en situation de handicap au primairePlusieurs types de scolarisation sont envisageables :
modifier L’enseignement secondaireL’instruction est obligatoire jusqu’à 16 ans, mais cet âge ne correspond pas à une fin de cycle. Elle peut être donnée dans une école publique, dans une école privée sous contrat, ou privée hors contrat ou encore en famille. L’enseignement au collège dure 4 ans, dans les classes de sixième, cinquième, quatrième et troisième. La sixième correspond au cycle d’adaptation, la cinquième et la quatrième au cycle central, et la troisième au cycle d’orientation. Le Diplôme national du brevet est remis, après examen, aux élèves ayant acquis les connaissances générales du collège. L’enseignement continue au lycée indépendamment des résultats de ce diplôme. Une des crituqes de l'enseignement secondaire est qu'il reste une machine àv trier les bons et les mauvais élèves. Ceci est en décalage avec la volonté affichée de conduire un nombre de plus en plus grand d'élèves aux portes de l'enseignement supérieur afin d'y acquérir les formations qualifiantes dont la société moderne19. Dans un lycée général et technologique, l’enseignement dure 3 ans, dans les classes de seconde, première et terminale. La seconde générale et technologique constitue à elle seule le cycle de détermination, on l’appelle également seconde de détermination car on y prépare son choix de baccalauréat (la série). La première avec l’année de terminale correspondent au cycle terminal. À la fin des ces 3 années, les élèves passent le baccalauréat général ou technologique. Au lycée professionnel les élèves peuvent préparer un CAP en deux ans. Ils peuvent aussi faire une seconde professionnelle puis une terminale BEP (Brevet d’études professionnelles) pour passer l’examen du BEP. Après ce dernier il est possible de rejoindre un BT (Brevet de technicien), remplacé progressivement par les baccalauréats professionnels (Bac Pro), en deux ans, ou une première professionnelle et une terminale professionnelle pour passer le baccalauréat professionnel ou bien de suivre une première d’adaptation en vue d’une terminale et d’un baccalauréat technologique. Depuis quelques années, il est possible de préparer le baccalauréat professionnel en 3 ans après la 3e à l’endroit où la spécialité existe. modifier Prise en charge de la difficulté scolaireDes PPRE peuvent également être mis en place (voir plus haut). Les sections d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) et les établissements régionaux d’enseignement adapté (EREA) accueillent des élèves en difficulté scolaire. L’orientation en enseignement général et professionnel adapté (EGPA) peut se faire par deux biais : soit la Commission départementale d’orientation (CDO)20, soit la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH)21. Dans cette seconde possibilité, il s'agit d'un élève ayant déjà un dossier à la MDPH (par exemple un élève venant de CLIS). modifier La scolarisation des élèves en situation de handicapLa loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées du 11 février 2005 définit le handicap scolaire comme « toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. » Cette loi mentionne également que « toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté. » Dorénavant, le droit juridique à la scolarisation est inscrit dans la loi. Comme au primaire, on retrouve les différentes formes de scolarisation :
modifier L'enseignement supérieurLe baccalauréat est le premier diplôme (grade) universitaire bien qu'il couronne une scolarité secondaire. Une fois obtenu, l’élève peut devenir étudiant. Il a la possibilité de choisir des études courtes et obtenir, en deux ans, un brevet de technicien supérieur ou un diplôme universitaire de technologie dans un secteur spécialisé du tertiaire ou technologique. du début des années 1980 à la fin des années 1990, les effectifs de l'enseignement supérieur sont passés de1,2 million à 2,1 millions22. Les universités proposent des formations dans tous les domaines en vue d'obtenir une licence (Bac+3), un master (Bac+5) ou un doctorat (Bac+8) ou des diplômes spécialisés (professions de santé par exemple). Enfin de nombreuses grandes écoles proposent des formations exigeantes et un diplôme prestigieux à bac+5. On peut y accéder directement après le bac ou après deux années de classes préparatoires et un concours. aujourd'hui, les unioversité française se heurtent à un fort échec des étudiants en premier cycle, principalement parmi les étudiants issus d'un milieu modeste23. Un des causes de ces échec est à rechercher dans la manière dont sont orientés les lycéens, surtout les plus faibles. Les filières courtes universitaires ou technologiques sont autorisdées à sélectionner leurs élèves. Elles écartent donc les plus fragiles. conçues au départ comme un débouché pour les élèves issus des filières technologiques et professionnels, elles accueillent jusqu'à deux tiers d'élèves issus des filières générales. Les premirs se rabattent donc sur les premiers cycles généralistes des universités pour lesquels ils sont peu préparés. L'échec de ces étudiants est sans surprise massif, près de 80%24. A l'inverse, les élèves issus des filières généralistes obtiennent un diplome à 80%. La démocratisation des études supérieures n'a en rien modifié le taux de chômage des jeunes qui fluctue entre 20 et 25% pour les 16-25 ans22. L'idée s'est donc imposée que les diplomes supérieurs sont de simples marqueurs sociaux, enrichissants du point de vue personnel mais inefficaces au niveau de la société dans son ensemble. Mais les taux de chôme semblent des indicateurs trop simplistes25. Cependant, il faut bien faire remarquer les jeunes de 16-24 ans sur le marché du travail sont les moins diplomés ou n'ont commencé à cherc<her du travail que depuis quelques mois26. Il convient donc de mesurer le taux de chômage par niveau d'études. modifier Les débats actuelsmodifier La démocratisation est-elle positive?La réforme du collège unique permettant à toute une classe d'âge de suivre le premier cycle du secondaire a commencé à la fin des années 1950 mais ne s'est achevée qu'à la fin des années 1980. Elle a été suivie par la démocratisation des études secondaires au lycée. En 1985, Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'Education nationale lance le mot d'ordre: "80% d'une classe d'âge au baccalauréat, objectif repris de manière presque identique par son succésseur, René Monory et repris par la loi d'orientation scolaire de 1989 apr Lionel Jospin, alors ministre de l'EN. S'en suit une décennie des fort développement des lycées et des premiers cycles universitaires27. L'innovation la plus marquante de la période est la création du baccalauréat professionnel en 1987. Il permet aux titulaires d'un BEP ou d'un CAP de compléter leurs études secondaires et même d'envisager des classes post-bac. De 1987 à 1995, le nombre de bacheliers passe de 300 000 à 500 000. 40% de cet accroissement s'explique par le succés des bacs professionnels28. Cette démocratisation a suscité de nombreux reproches Un des principaux consiste à dire qu'elle produirait l'inverse des effets escomptés, c'est à dire qu'elle accroitrait les inégalités de destins entre les enfants des différents milieux socilaux. Les meilleurs élèves des milieux modestes seraient noyés dans la masse des élèves en difficultés et seraient incités à la médiocrité29. Les enquêtes menées à ce sujet infirme cette assertion30. Les enfants des milieux modestes ont profité de la démocratisation de l'enseignement supérieur dans les années 198031. Mais les enfants des classes modestes sont également les plus nombreux à échouer dans les premiers cycles universitaires32. La deuxième critique est celle de la dévalorisation des diplomes. Pour Marie Duru-Bellat33 les diplomes se dévaloriseraient au fur et à mesure que le nombre de diplomés augmenterait. Cette thèse n'a jamais été confirmée par les études. De plus les plus formés ont des meilleurs salaires que les les moins bien formés34. Enfin dans les années 1990, le taux de chômage des diplomés est resté trois fois inférieur à celui des non-diplomés alors que les différences entre les coûts d'embauche des diplomés et des non-diplomés est resté le même35. On peut expliquer ce phénomène par le fait que les emplois qui sont détruits sont en général peu qualifiés alors que les emplois créés requièrent une qualification36. Dans la même période la proportion d'emplois précaires augmente de 20% pour les diplomés et de 60% pour les non-diplomés37. En France comme ailleurs les tensions sur le marché du travail avantagent toujours les mieux formés38. modifier La question du libre choix et de l'autonomie de l'écoleAujourd'hui, le gouvernement de Nicolas Sarkozy voudrait supprimer la carte scolaire. Ils cherchent aussi à favoriser l'autonomie des établissemnts 11. modifier Les rythmes scolairesEn primaire, les élèves ont en moyenne 26 h de classe par semaine (moins pour ceux qui ont la semaine de 4 jours ou un Contrat éducatif local, mais cela est compensé par moins de vacances). En collège, les élèves ont 26 à 32 h de cours, et en lycée environ 30 à 35 h (mais cela dépend des options qu’ils ont choisies). modifier Quelques chiffres
modifier Notes et références
modifier Voir aussimodifier Articles connexes
modifier Liens externes
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